Une proposition qui fait pschitt : l'idée d'une primaire à gauche pour remédier à sa dispersion, proposée mercredi par la socialiste Anne Hidalgo, a reçu une fin de non-recevoir de tous ses concurrents écologistes, insoumis et communistes, qui dénoncent une manoeuvre tactique. Le candidat d'EELV Yannick Jadot a enterré l'idée jeudi matin : "Non, je ne participerai pas à une primaire de la gauche". Les Insoumis, dont le candidat Jean-Luc Mélenchon est en campagne depuis plus d'un an, refusent aussi l'idée de primaire en estimant que les candidats ont des projets trop différents.
Ségolène Royal : "Anne Hidalgo a envie de se retirer mais elle ne sait pas trop comment faire"
Sur LCI, ce vendredi matin, Ségolène Royal a tenté de débrancher la candidature d'Anne Hidalgo. "Elle a envie de se retirer mais elle ne sait pas trop comment". Elle a expliqué : "Il y a une espèce de papier cadeau et d'emballage (avec sa proposition, NDLR), mais qui n'est pas respectueux des autres candidats : Jean-Luc Mélenchon a fait un travail, il a été excellent dans son meeting, ses équipes ont travaillé, il est lancé dans sa campagne ; Yannick Jadot est passé par une primaire qui n'a pas été simple, ils ont fait le job, on ne peut pas leur dire 'vous décrochez parce que moi finalement je change d'avis et moi je ne sais pas comment emballer mon retrait'", a dénoncé l'ancienne candidate à la présidentielle. Pour Ségolène Royal, il faut qu'Anne Hidalgo "se désiste pour un des deux candidats qui est devant elle (Yannick Jadot ou Jean-Luc Mélenchon, NDLR), ça entraînera peut-être une dynamique d'union".
"L'union c'est un travail, c'est un respect, c'est un long cheminement", a poursuivi Ségolène Royal, estimant qu'Anne Hidalgo a raté trois occasions de le faire, notamment à l'occasion de la primaire des écologistes. "Elle pouvait très bien faire l'union entre le PS et EELV" à ce moment-là, a-t-elle estimé. Selon l'ex-ministre de l'Environnement, si Anne Hidalgo a fait sa proposition, c'est aussi parce qu'elle a "vu le succès de la primaire chez LR", conduite par un Christian Jacob "qui a été irréprochable" selon elle.
Gabriel Attal : "Les petites prudences font la grande différence"
Après le refus reçu par Anne Hidalgo de la part tous ses concurrents écologistes, insoumis et communistes, l'ex-socialiste Gabriel Attal s'est dit "beaucoup attristé" par la situation du PS, qui "le désole". "Ce n'est pas parce que j'ai quitté ce parti que je vais me réjouir de ses difficultés, au contraire", a expliqué le porte-parole du gouvernement sur RTL. "Quand vous avez un PS qui vous explique qu'il est prêt à se mettre dans la roue de Jean-Luc Mélenchon, je me mets à la place d'un électeur socialiste, il y a de quoi s'arracher les cheveux", a-t-il avancé.
Sur le terrain sanitaire, "l'épidémie de Covid-19 continue de gagner du terrain mais son rythme d'augmentation a tendance à s'affaiblir", a en outre mentionné Gabriel Attal, appelant à "poursuivre la mobilisation" et à "continuer l'accélération de la campagne de rappel". "On mobilise dans tous les sens pour que les Français puissent avoir un créneau, on va en rajouter 8 millions d'ici à début janvier", a rappelé le porte-parole du gouvernement. "Les petites prudences font la grande différence", a lancé Gabriel Attal. Il s'est toutefois montré optimiste : "Les efforts des Français commencent à payer et à porter leurs fruits".
Julien Denormandie : "Emmanuel Macron met l'Europe au service des Français"
Au cours d'une longue conférence de presse solennelle à l'Elysée, jeudi, Emmanuel Macron s'est plus que jamais affiché en pro-Européen en présentant ses ambitions pour la présidence française du Conseil de l'UE, dont les priorités sont de rendre l'Europe plus "puissante dans le monde" mais aussi de mieux protéger ses frontières extérieures.
Sa présidence de six mois va percuter de plein fouet la campagne pour l'élection présidentielle d'avril et les élections législatives de juin. Mais pour Julien Denormandie, "Emmanuel Macron met l'Europe au service des Français". Selon le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, le chef de l'Etat "s'est battu pour que l'Europe soit plus proche du quotidien des Français". "Il est important de montrer en quoi l'Europe nous sert tous les jours", a-t-il poursuivi sur Europe 1. "La vision politique d'Emmanuel Macron sur l'Europe est connue depuis très longtemps : il a une vision constructive". "Il a un regard critique. Il veut la changer là où c'est nécessaire, mais surtout il veut qu'elle nous aide au quotidien et c'est ça qui est essentiel", a encore assuré Julien Denormandie.
Roselyne Bachelot : "Ne touchons pas au concours de Miss France, on a besoin d'un peu de légèreté"
La ministre de la Culture Roselyne Bachelot a annoncé la prochaine ouverture des archives sur "les enquêtes judiciaires" de la guerre d'Algérie (1954-1962), près de 60 ans après et alors que la relation franco-algérienne est en crise depuis des mois. "J'ouvre avec 15 ans d'avance les archives sur les enquêtes judiciaires de gendarmerie et de police qui ont rapport avec la guerre d'Algérie", a-t-elle dévoilé sur BFMTV. Une déclaration qui intervient deux jours après la visite à Alger du chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian. "On ne construit pas un roman national sur un mensonge", a expliqué Roselyne Bachelot.
Roselyne Bachelot a par ailleurs défendu le concours de Miss France, un concours "sympathique, amusant, glamour". "Je ne serai pas de celles et ceux qui boudent leur plaisir devant le concours de Miss France. Détendons-nous", a lancé la ministre de la Culture. "N'y touchons pas, on a besoin d'un peu de légèreté", a-t-elle complété.
