A la question "quelle que soit la durée de la grève, vous tiendrez?", Bruno Le Maire répond "nous tiendrons". Le ministre de l'Economie et des Finances était interrogé sur France Inter par Françoise Fressoz qui faisait allusion au recul d'Alain Juppé en 1995 après trois longues semaines de grèves des transports, paralysant le pays.

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Le responsable a souligné à ce titre la décision du gouvernement de mettre de côté la question des retraites et de prendre en considération la dette de la SNCF plus de 40 milliards d'euros, sans dire précisément si l'Etat était prêt à la reprendre à son compte. Bruno Le Maire a également insisté sur le fait que "la suppression du statut des cheminots ne s'appliquera qu'aux nouveaux cheminots, pas aux anciens".

A l'antenne, Bruno Le Maire a partagé son "étonnement", sa "surprise" et sa "déception", disant penser aux usagers qui allaient être pénalisés alors que les discussions se poursuivent. "Il faut donner sa chance à la discussion", a-t-il plaidé. Le ministre a vivement condamné "cette idée de faire grève pour menacer", lançant: "je trouve que ces réactions sont datées".

Le ministre a enfin souligné que la question des retraites n'allait pas être abordée dans cette réforme et annoncé que le gouvernement allait "prendre en considération" la question de la dette de l'entreprise, sans préciser si l'Etat pourrait reprendre cette dette à son compte.

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Vendredi, les syndicats de la SNCF ont annoncé une forme de mobilisation inédite pour tenter de faire pression le plus longtemps possible sur le gouvernement, en misant sur des grèves de deux jours par semaine environ, à partir du 3 avril et jusqu'à fin juin.