Campagne de promotion et nouveau tacle à son ex-compagnon de Président: la vengeance 2 en 1 de Valérie Trierweiler connait ce week-end un nouvel épisode. Deux mois après la parution en France de Merci pour ce moment, elle prépare la sortie du livre à l'étranger. En une du Times, elle apparaît métamorphosée par un maquillage très appuyé. Pour ajouter de l'intensité dramatique, le titre en anglais, Thank you for this moment, a été agrémenté du sous-titre "a story of love, power and betrayal" (une histoire d'amour, de pouvoir et de trahison).

En attendant une apparition, lundi sur la BBC puis la sortie, mardi, du roman au Royaume-Uni, Valérie Trierweiler a donné ce samedi une interview au Times. "Hell hath no fury", titre le magazine. L'expression (écornée) signifie qu'une "femme dédaignée est pire que l'enfer". Voici ce qu'il faut retenir de cette nouvelle charge de l'ex-première dame.

Pas de pitié pour la presse française

Les médias français en prennent pour leur grade. Si Valérie Trierweiler a accordé sa première interview autour du livre à un quotidien britannique, c'est parce que la presse française (dont fait partie) "s'est retournée en masse contre elle, on ne peut pas lui faire confiance", explique le Times. Le magazine note que Valérie Trierweiler, dans les médias français, est décrite comme "incontrôlable, hystérique", et même vue comme une menace pour le Président.

Le livre a été "descendu par la plupart des critiques parisiens", indique encore le journal anglais, qui raconte comment "les librairies les plus snobs" ont boycotté le livre. La presse et les libraires ne sont pas les seules à être égratignées par le Times, qui décrit le contraste entre une Valérie Trierweiler "sexy, élégante" et un François Hollande "potelé", qui depuis toujours "ressemble à un prof de géographie approchant de la retraite".

Non, elle ne s'est pas bagarrée avec l'ex-femme du ministre

Elle se défend d'avoir divulgué des secrets d'Etat ou des détails trop intimes, comme elle dément la bagarre au Banana café avec l'ex-épouse du ministre Michel Sapin. "Rien de tout cela n'est arrivé. Oui, il y a eu une dispute, mais ça ne s'est pas passé de la manière dont la presse l'a décrit. Il y avait un tas de gens avec leurs smartphones, si une scène d'une telle violence avait eu lieu on aurait retrouvé des photos sur Internet", argumente-t-elle.

Espionnée par François Hollande

Valérie Trierweiler indique à nouveau dans cet article qu'elle est espionnée. D'après elle, François Hollande aurait demandé aux ambassades de France dans d'autres pays des renseignements pour pouvoir la suivre. Elle dit ainsi avoir reçu des bouquets de fleurs dans sa chambre d'hôtel, au Maroc ou aux Etats-Unis. "Il m'a dit, 'je saurais toujours où te trouver'". Et de trouver "flippante" cette idée du président-espion. Le Times estime pour sa part que "dans la plupart des pays, l'utilisation de la police et des diplomates pour faire suivre l'ex-petite amie du Président dans ses voyages ferait scandale. En France? Attendons de voir".

Bientôt un chapitre inédit

Le livre de Valérie Trierweiler devrait lui rapporter autour de 1,3 à 1,7 million d'euros, selon son éditeur Laurent Beccaria, directeur des Arènes. Mais ce n'est pas l'argent qui intéresse l'ex-compagne du Président, affirme-t-elle au Times. "Il est important que mon livre devienne un best-seller, mais pas pour des raisons financières. C'est pour que chaque lecteur puisse me dire 'maintenant nous comprenons ce que vous avez vécu, nous comprenons qui vous êtes'". Si elle dément les rumeurs d'un second tome à paraître, elle prévoit cependant d'ajouter un chapitre inédit lors de futurs tirages du livre. Il s'agira d'une mise en abîme où elle racontera comment elle a vécu la fabrication du livre.

Un livre écrit avec des larmes

"J'ai laissé mes larmes écrire ce livre. J'ai commencé par les scènes qui m'étaient les plus douloureuses. Après cela, j'ai mis du temps à continuer et je n'étais même pas sûre d'en être capable", explique-t-elle, toujours amère. "Il m'a séduite et apparemment, je n'étais pas la seule", poursuit-elle dans une allusion à peine voilée à Julie Gayet, nouvelle compagne non-officielle du Président.

Malgré tout, Valérie Trierweiler laisse entendre qu'elle pourrait pardonner à son ancien amant. Mais ignore combien de temps cela prendra. "Il a fallu sept ans à Ségolène Royal pour lui pardonner, peut-être que cela me prendra moins longtemps", lance-t-elle. Parions que cela prendra au moins le temps de faire la promotion du livre dans le monde entier. Au moins 12 traductions sont déjà prévues.