Le casting de Matignon sous François Fillon se clarifie un peu. Interrogé ce lundi matin sur RMC et BFMTV, le candidat Les Républicains à l'élection présidentielle a déclaré que François Baroin était "un des Premiers ministres possibles" s'il venait à accéder à l'Elysée. "Ce serait un très bon choix", a ajouté le député de Paris.

Depuis le début de l'affaire Penelope, le maire de Troyes s'est rapproché peu à peu du candidat LR. Au point de devenir un élément clé de son dispositif de campagne. Chargé du "rassemblement politique" dans l'organigramme de François Fillon, l'ancien ministre de l'Economie et des Finances de Nicolas Sarkozy paraît donc en pôle position pour occuper Matignon en cas de victoire de la droite au scrutin d'avril-mai.

"Mon épouse ne sera pas condamnée"

S'il est élu président de la République, François Fillon démissionnerait-il en cas de condamnation de son épouse par la justice? C'est une question qui a par ailleurs été posée au candidat Les Républicains par Jean-Jacques Bourdin ce lundi. Mais le député de Paris l'assure, ce problème ne se posera pas à lui, puisque Penelope Fillon, mise en examen le 28 mars, "ne sera pas condamnée". Et le candidat d'affirmer que s'il avait "le moindre doute" quant à la culpabilité de son épouse, il ne serait "pas candidat".

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Dénonçant une fois de plus la "calomnie" lancée par Le Canard enchaîné, François Fillon a fait référence, une nouvelle fois, à l'Elysée, sans pour autant reprendre le terme de "cabinet noir". "Ce que je dis, c'est qu'il n'est pas possible que cette affaire n'ai pas été suivie", a-t-il déclaré, entretenant donc la théorie d'après laquelle la présidence de la République aurait manipulé médiatiquement l'affaire Fillon.

Fillon cite l'exemple de Dupont-Aignan

Revenant également sur les costumes offerts par Robert Bourgi, le candidat à l'élection présidentielle a réitéré sa proximité avec cet ami "très ancien". "Jamais il ne m'a demandé quoi que ce soit", a assuré le candidat, tout en reconnaissant -comme lors de L'Emission politique du 24 mars- avoir commis une "erreur" en acceptant les cadeaux de l'ancien émissaire de Nicolas Sarkozy en Afrique occidentale. Autre erreur: de s'être habillé chez Arnys, le "tailleur de François Mitterrand".

Enfin, sur l'aspect moral des accusations qui lui sont portées et de l'emploi de son épouse comme attachée parlementaire, François Fillon a maintenu qu'elle avait "beaucoup travaillé" pour lui, tout en prenant en exemple l'un de ses concurrents, Nicolas Dupont-Aignan. Le président de Debout la France a toujours reconnu que son épouse oeuvrait à ses côtés à l'Assemblée nationale.