Depuis qu'il s'est lancé dans la course à la primaire de gauche, Vincent Peillon se réclame du hollandisme. Il dit d'ailleurs n'avoir pas dormi pendant trois nuits après l'annonce de renoncement de François Hollande. Le député européen pourra désormais se réclamer également du mitterrandisme.

La fille de François Mitterrand, Mazarine Pingeot, a déclaré mercredi sur Europe 1 qu'elle voterait en effet pour lui. Pourquoi? "D'abord, c'est un professeur de philosophie. (...) Il a une hauteur de vue", répond celle qui exerce cette profession. "J'ai confiance. Je trouve qu'il a un discours, notamment sur la laïcité, qui est très clair, j'ai envie de le suivre. Maintenant, j'irai évidemment derrière celui qui sera élu à l'issue des primaires."

Un compagnon dans l'équipe Peillon

Sur la question de la laïcité, Vincent Peillon a pourtant étonné mardi soir sur France 2. Dénonçant l'instrumentalisation par certains de la laïcité, le candidat à la primaire a estimé que "ça a déjà été fait dans le passé, contre certaines catégories de populations, c'était il y a quarante ans les juifs à qui on mettait des étoiles jaunes, c'est aujourd'hui un certain nombre de nos compatriotes musulmans qu'on amalgame d'ailleurs souvent avec les islamistes radicaux".

Mazarine Pingeot oublie de préciser que son compagnon, Didier Le Bret, ancien coordinateur national du renseignement et futur candidat PS aux législatives dans la circonscription des Français de l'étranger en Afrique du Nord, fait partie de l'organigramme de campagne de Vincent Peillon. C'est lui qui est en charge des Affaires étrangères au sein de l'équipe.