François Baroin pour prendre les commandes de la droite en vue des législatives? Avec un François Fillon devenu embarrassant pour son propre camp et un Nicolas Sarkozy dont on n'imagine mal un énième retour, le maire de Troyes serait en pôle position pour assurer le leadership chez les Républicains.
Un "large consensus" se forme autour de lui, a même assuré le député, très filloniste, Eric Ciotti sur Twitter.
"Baroin ferait un très bon leader"
Le nom du sénateur de l'Aube n'a pas mis longtemps à être proposé. En réalité, dès l'annonce des résultats catastrophistes de François Fillon dimanche soir. "Baroin ferait un très bon leader [...] De cette façon on peut parfaitement gagner les législatives", assuraient déjà plusieurs ténors LR dimanche soir, au QG de campagne du candidat.
Fidèle au candidat malheureux et très proche de Nicolas Sarkozy, il occupe désormais une position centrale chez Les Républicain, malgré son inimité notoire avec Alain Juppé. Mais mieux que ça, il a encore répété ce mercredi être "disponible" en cas d'alternance lors des législatives de juin prochain: "Je suis absolument convaincu que nous pouvons obtenir une majorité parlementaire qui n'est pas de la sensibilité du futur président", a -t-il aussi assuré sur CNews.
Disponible pour "gouverner"
Et de décrocher dans la foulée une place de Premier ministre de cohabitation? "Si les Français veulent une alternance sans équivoque, s'ils veulent tourner la page de Hollande et de Macron réunis [...], alors ils choisiront un gouvernement de droite et de centre-droit et dans ce cas là, je suis disponible pour le gouverner".
Mais les législatives s'annoncent âpres pour la droite, surtout après la gifle historique infligée à François Fillon et son projet. "Les Français se sont exprimés, ce serait une faute grave de ne pas entendre le message des Français", a-t-il estimé.
Alors, François Baroin en chef de guerre LR pour la "vraie bataille" de juin prochain? Ce mercredi, l'intéressé a en fait déjà commencé à enfiler le costume en envoyant un message clair à ses troupes: pas de ralliements à Macron, sous peine de sanctions. "Je n'imagine pas une seconde que des gens de notre famille aillent à la soupe pour un petit poste. Ils se mettront de fait en dehors de notre famille", a-t-il prévenu.
