Tout comme Manuel Valls, Nathalie Kosciusko-Morizet est menacée dans la circonscription où elle se présente, la 2e de Paris. Mais pour des raisons différentes. La chef de file de l'opposition parisienne doit affronter deux candidatures dissidentes à droite, issus de sa propre famille -Jean-Pierre Lecoq et Henri Guaino- ainsi qu'un candidat LREM malgré ses sympathies affichées pour Emmanuel Macron.

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Et à cinq jours des législatives, Nathalie Kosciusko-Morizet a le blues. D'autant qu'un sondage du Journal du dimanche la donne largement perdante, terrassée par Gilles Legendre, le candidat de La République en marche. "Au niveau national, il y a une vague portée par la dynamique Macron. Et localement, j'essuie un tir croisé entre des dissidents de droite et un candidat En Marche", explique-t-elle au Parisien, assurant qu'une élection locale "n'est jamais jouée d'avance".

NKM droite dans ses bottes

Surtout, la députée de l'Essonne, qui a récupéré la circonscription parisienne de François Fillon, acquise à la droite, craint pour son avenir. "Je sais que dans dix jours ma voix peut s'éteindre", reconnait-elle. Avant d'ajouter qu'elle ne compte pas renier sa liberté ni ce qu'elle "porte depuis des années: une droite moderne, ouverte et européenne".

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Face à la défaite qui se dessine, "NKM" exprime des regrets. Et déplore que, finalement, LREM ait choisi de mettre un adversaire face à elle, "sur intervention personnelle de Richard Ferrand", alors que plusieurs circonscriptions de Paris ont été épargnées. "Emmanuel Macron disait vouloir mettre fin au système des partis, mais ceux qui gèrent le sien ont malheureusement recours aux mêmes ficelles", grince-t-elle.