Nathalie Kosciusko-Morizet restera cette nuit à l'hôpital, encore "choquée" par l'agression survenue dans la matinée sur un marché parisien. Édouard Philippe a dit l'avoir trouvé "secouée" lorsqu'il est allé la voir à l'hôpital Cochin ce jeudi. La candidate LR aux législatives y a été emmenée pour des examens, qui se poursuivaient ce jeudi après-midi. Cette agression fait l'objet d'une enquête judiciaire.

"J'ai pour Nathalie des sentiments d'amitié depuis longtemps et je suis passé m'assurer qu'elle allait bien. Je l'ai trouvée secouée et je sais qu'elle est entre d'excellentes mains. Je lui souhaite un prompt rétablissement", a déclaré le Premier ministre, lors d'un déplacement dans les Pyrénées-Orientales.

LIRE AUSSI >> Agression de NKM à Paris: enquête ouverte pour "violences volontaires"

Un "acte d'une violence insupportable"

"Le débat public peut par nature être vif [...], il peut arriver que le ton monte, mais il ne peut pas arriver de passer à une violence physique", a ajouté Edouard Philippe, à l'issue d'une visite dans une usine de conditionnement de crudités à Torreilles. "Pour tout dire, les hommes qui expriment cette violence physique à l'égard de femmes qui sont à la fois plus petites et plus légères ne m'inspirent que du mépris", a ajouté Édouard Philippe.

Dans un premier temps, Édouard Philippe avait réagi sur Twitter. "Tous mes voeux de rétablissement à mon amie Nathalie Kosciusko-Morizet. Je condamne cet acte d'une violence insupportable", avait-il écrit.

L'adversaire de la candidate dans la 2e circonscription de Paris, Gilles Le Gendre (La République en marche), a suspendu sa campagne électorale à la suite de cette agression, qu'il a "fermement" condamnée sur Twitter.