Penelope Fillon a réussi à les mettre d'accord. Manuel Valls et Benoît Hamon ont tous deux jugé nécessaire ce mercredi d'interdire l'emploi par un parlementaire d'un parent proche, en réaction à l'enquête ouverte sur Penelope Fillon, épouse du candidat à l'élection présidentielle.
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"Je pense que cette décision s'impose", a affirmé Manuel Valls, lors du dernier débat télévisé de la primaire à gauche. "Quand il s'agit de deniers publics, il faut être particulièrement clair", a insisté l'ancien Premier ministre, alors que la justice va enquêter sur la réalité de l'emploi d'attachée parlementaire de Penelope Fillon, rémunérée par son mari.
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Des soupçons d'emploi fictif pèsent sur Penelope Fillon, qui a toujours affirmé rester à l'écart des activités politiques de son conjoint.
"Ne pas tergiverser"
"La conséquence que j'en tire, c'est qu'à l'Assemblée nationale comme au Sénat, on interdise la possibilité d'employer un cousin, un enfant ou un conjoint", a abondé Benoît Hamon, en appelant à "ne pas tergiverser" en la matière.
Manuel Valls s'est montré particulièrement offensif envers l'ancien Premier ministre. "François Fillon a fondé sa campagne sur trois sujets: la suppression de 500 000 fonctionnaires, la remise en cause de notre modèle de protection sociale et la vertu", a-t-il affirmé.
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"Vous imaginez De Gaulle employant Tante Yvonne?", a-t-il ajouté, paraphrasant "le bon mot d'un député". Une formule empruntée à... François Fillon, qui visait alors Nicolas Sarkozy et ses mises en examen. Et l'ex-maire d'Evry de conclure: "Quand on est le candidat de la vérité, de la vertu et de la transparence, on doit cette explication".
