Nicolas Sarkozy a raillé ce mercredi les déclarations de François Hollande condamnant le bonus de 16 millions d'euros versé au patron de Publicis Maurice Lévy en rappelant que ce sont les actionnaires "qui ont le coeur à gauche" qui l'avaient voté.
"Il y a des rémunérations exorbitantes, des rémunérations choquantes, dans la finance ou ailleurs. Je les combats mais qu'on ne vienne pas me donner des leçons parce que, dans des exemples récents (...) qui a voté des rémunérations faramineuses? Ce sont les actionnaires, ceux-là mêmes qui ont le coeur à gauche", a lancé M. Sarkozy lors d'une réunion publique à Elancourt.
Sarkozy cible Elisabeth Badinter
Ce sont ceux "qui soutiennent dans l'avion le soir M. François Hollande et qui, dans la journée, votent pour le président d'une grande entreprise des rémunérations exorbitantes", a-t-il poursuivi en faisant allusion, sans la citer, à Elisabeth Badinter, l'épouse de l'ex-ministre socialiste de la Justice Robert Badinter, une des principales actionnaires de Publicis.
"Pas de leçon de morale, de l'honnêteté, de la droiture, de la sincérité et de la vérité, voilà la campagne électorale que je souhaite", a poursuivi le candidat de l'UMP sous les applaudissements de ses partisans.
"Le matin m'insulter dans une radio, c'est facile quand je ne suis pas là, me rendre coupable ou responsable de rémunérations faramineuses alors que c'est ses propres amis qui sont actionnaires de la société qui viennent décider de rémunérations scandaleuses qui choquent les Français", a-t-il insisté aux propos tenus mercredi sur Europe 1 par François Hollande.
