ÉTATS-UNIS - Trump joue avec la santé du monde
Rupture historique. Donald Trump a annoncé le 14 avril la suspension de la contribution américaine à l'Organisation mondiale de la santé (OMS), alors que les Etats-Unis en sont les principaux bailleurs de fonds. Le président accuse l'organisme d'avoir commis de nombreuses "erreurs" dans la gestion de la crise du Covid-19 et déplore sa trop grande proximité avec la Chine, avec laquelle les tensions sont permanentes depuis son élection. Le site d'information économique Business Insider estime que "la réponse de l'OMS n'a pas été parfaite", mais rappelle aussi que la décision brutale de Trump, prise en pleine pandémie, pourrait "exacerber la crise et coûter la vie à des Américains".
AUTRICHE - Déconfinement progressif
L'épidémie de Covid-19 semble contenue en Autriche. C'est en tout cas le premier pays européen à relâcher progressivement les mesures de confinement mises en place à la mi-mars. Avec "seulement" 300 morts, le pays pourrait servir d'exemple. Le chancelier Sebastian Kurz a proposé un calendrier pour un allègement graduel du confinement. Depuis le 14 avril, les petits commerces et les jardins publics ont rouvert leurs portes, et, courant mai, tous les magasins et restaurants devraient reprendre leur activité. Toutefois, "l'agitation habituelle des rues de Vienne n'est toujours pas revenue", souligne le quotidien Kurier, qui reste sceptique quant à un rapide retour à la normale.
CORÉE DU SUD - Moon Jae-in sur le dos d'un tigre
Forte participation électorale malgré la pandémie. A l'issue des législatives du 15 avril, le Parti démocrate du président Moon Jae-in a obtenu la majorité absolue des sièges au Parlement. Sa formation politique a fait campagne avec le slogan "Nous protégeons la population", en référence à sa gestion de la crise du Covid-19. Le média en ligne Pressian considère que "le Parti démocrate monte sur le dos d'un tigre", ce qui signifie qu'il ne devra pas faiblir dans sa mission. Il rappelle que le Parlement n'a pas été très efficace durant la première moitié du mandat présidentiel, en raison de querelles récurrentes entre majorité et opposition.
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ISRAËL - Un gouvernement, enfin !
Après plusieurs tentatives, le Premier ministre Benyamin Netanyahou et son ex-rival Benny Gantz ont réussi à s'entendre sur la formation d'un gouvernement "d'union et d'urgence" le 20 avril. Cet accord met fin à la plus longue crise politique de l'histoire du pays, en pleine pandémie de Covid-19. Dans un premier temps, M. Netanyahou sera Premier ministre, et M. Gantz député. "Il a été établi que les deux hommes effectueront une rotation après 18 mois" précise le quotidien Haaretz. Toutefois, si la Haute Cour de justice disqualifie Nétanyahou, inculpé pour corruption, malversation et abus de confiance, de son poste de Premier ministre, le pays "sera à nouveau soumis à des élections", déplore le média.
NIGERIA - La police fait plus de victimes que le coronavirus
Un fléau peut en cacher un autre, dans le pays le plus peuplé d'Afrique. Depuis fin mars, les forces de sécurité nigérianes ont tué 18 personnes accusées de ne pas avoir respecté les mesures de confinement. En parallèle, le pays enregistrait 442 cas officiels d'infection au coronavirus et 13 décès à la date du 17 avril. Des vidéos de violences policières, postées sur les réseaux sociaux, ont fait scandale : elles montrent des forces de l'ordre détruisant des étals de marché ou tabassant la population. BBC Africa rappelle sur son site que "les forces de sécurité sont réputées pour leur brutalité" et régulièrement accusées d'abus de pouvoir et de corruption.
ITALIE - Coronavirus : la mafia en embuscade
Les mafias italiennes profitent de la crise sanitaire. En pleine épidémie de Covid-19, les organisations criminelles distribuent de la nourriture aux familles précaires et cherchent à s'assurer la fidélité des plus démunis. Confinement oblige, les Italiens font face à de graves problèmes financiers. Les groupes proposent également des prêts gratuits aux petits commerçants, et espèrent détourner des financements européens destinés à faire face à la crise économique, d'après le journal allemand Die Welt. Selon le procureur antimafia Federico Cafiero De Raho, cité par le Corriere della serra, "les gangs pourraient venir en aide aux petites entreprises pour ensuite les utiliser dans des activités de blanchiment d'argent".
HONGKONG - Le pouvoir pro-Pékin profite de la crise pour museler l'opposition
Quatorze leaders prodémocratie ont été interpellés par les forces de police le 18 avril dans la région administrative spéciale chinoise. Parmi eux, l'avocat Martin Lee, 81 ans, et Jimmy Lai, fondateur du journal d'opposition Apple Daily, tous deux à l'initiative du mouvement de contestation contre le projet de loi d'extradition qui avait secoué le territoire l'an dernier. Ces arrestations surviennent "après plusieurs mois de calme et dans un contexte de crise du nouveau coronavirus", rappelle Reuters. Objectif à peine caché : intimider les populations et étouffer l'opposition en vue des élections législatives de septembre.
