CHINE - Pékin ordonne la fermeture d'un consulat américain
Le drapeau américain ne flotte plus sur le consulat de Chengdu, en Chine. Trente-cinq ans après son inauguration, la mission a mis la clef sous la porte, le 27 juillet, sur ordre de Pékin. Quelques jours plus tôt, Donald Trump donnait soixante-douze heures au consulat chinois de Houston, accusé d'espionnage, pour plier bagage. La riposte n'aura donc pas tardé, mais elle est soigneusement dosée, souligne le South China Morning Post : la Chine "évite une escalade qui aurait pu être incontrôlable en ne ciblant pas les missions d'autres villes clefs, comme Guangzhou [Canton], Shanghai ou Hongkong."
RUSSIE - Khabarovsk en rogne contre Poutine
Du jamais-vu à Khabarovsk. Depuis l'arrestation le 9 juillet du gouverneur de cette région de l'Extrême-Orient russe, des dizaines de milliers de manifestants défilent quotidiennement. Soupçonné de meurtres commis il y a quinze ans, Sergueï Fourgal, du Parti libéral-démocrate de Russie (opposition ultranationaliste), a été limogé par le Kremlin. D'après le Moscow Times, les manifestations ont glissé vers un "ras-le-bol général" de l'Etat ultracentralisé, après la nomination par Vladimir Poutine de son remplaçant, Mikhaïl Degtiarev, membre du même parti, mais totalement étranger à la région.
ALLEMAGNE - Le dernier procès nazi ?
Un vieillard au tribunal des mineurs de Hambourg : ce 23 juillet, Bruno D. a été condamné à deux ans de prison avec sursis, après avoir été jugé complice de 5 230 meurtres en 1944 et 1945. Alors âgé de 17 ans, il était l'un des surveillants SS du camp de concentration de Stutthof (Pologne). Simple gardien ? Sa ligne de défense n'a pas convaincu le tribunal. Pourtant, la justice allemande a longtemps rechigné à reconnaître la culpabilité des gardiens dans l'entreprise génocidaire. "Ce n'est qu'en 2011", rappelle le Frankfurter Rundschau, avec le procès d'un ex-gardien de Sobibor, "qu'un lent processus de réexamen a commencé."
LIBAN - Paris donne 15 millions d'euros aux écoles francophones
Jean-Yves le Drian ne cache plus son exaspération devant la "passivité" des autorités libanaises. En visite à Beyrouth le 23 juillet, le ministre des Affaires étrangères français a annoncé une aide de 15 millions d'euros pour les écoles francophones et supplié les dirigeants de réformer le pays. Secteurs de la banque, de l'électricité..., tout est à faire dans un Liban plongé dans une crise économique sans précédent. Dans une lettre publiée par le quotidien An-Nahar, un collectif issu de municipalités et de citoyens demande au ministre français "d'élaborer un 'plan Marshall' [...] directement en leur faveur en contournant le gouvernement central".
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SOMALIE - Le Premier ministre mis à la porte par le Parlement
Après plus de trois ans de bons et loyaux services, Hassan Ali Khaire a été brutalement évincé de son poste de Premier ministre somalien. Le Parlement l'a démis de ses fonctions le 25 juillet à une majorité écrasante (170 députés sur 178). L'opposition et l'Union européenne ont fustigé les irrégularités de la procédure. Officiellement, M. Khaire est tombé pour son incapacité à organiser les élections générales au suffrage universel en 2021, un défi pour cet Etat confronté à l'insurrection shebab. Pour tenir les délais, le chef du gouvernement aurait soutenu l'idée d'un scrutin indirect, le "catalyseur de sa destitution", selon le site somalien Hiiraan.
BRÉSIL - Bolsonaro bientôt devant la Cour pénale internationale ?
Jair Bolsonaro est-il coupable de crimes contre l'humanité pour sa gestion du Covid-19 ? Une soixantaine de syndicats brésiliens le croient. Cette coalition, qui représente 1 million de soignants, a porté plainte le 26 juillet contre le président, qui fait déjà l'objet de plusieurs procédures similaires, devant la Cour pénale internationale (CPI). Mais, pour Sylvia Steiner, juge brésilienne qui a siégé à la CPI de 2003 à 2016, cette plainte a peu de chances d'aboutir, car il faudrait prouver "l'attaque généralisée et systématique contre la population civile", a-t-elle expliqué au quotidien Estadao.
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ÉTATS-UNIS - Mary Trump en tête de gondole
Plus de 1,3 million d'exemplaires vendus en une semaine. Sorti aux Etats-Unis le 14 juillet, Too Much and Never Enough (Trop et jamais assez), le livre que Mary Trump consacre à son oncle, fait des débuts fracassants. Pour cette psychologue de 55 ans, qui en dresse un portrait peu flatteur, le 45e président américain présente les neuf critères cliniques du narcissisme. Au fil des années, il a "fait de la tricherie un mode de vie", rapporte le New York Times, qui résume la principale motivation de Mary Trump par cette phrase : "Je ne peux pas le laisser détruire mon pays."
