CHINE
La peu concluante enquête de l'OMS
Les Etats-Unis et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) réclament à la Chine "davantage de données", après la visite à Wuhan de 14 de leurs experts venus enquêter sur l'origine du Covid-19. Pékin a multiplié les entraves afin de retarder la mission, qui a dû se contenter des informations concédées au compte-gouttes par les autorités. Résultat ? Semblant sous influence, l'équipe de l'OMS n'a pas écarté, le 9 février, l'hypothèse, défendue par les autorités chinoises, d'une importation du virus via des aliments surgelés... "Une idée qui ne fait guère d'émules parmi les scientifiques en dehors de la Chine", rappelle le New York Times.
COLOMBIE
Régularisation des réfugiés vénézuéliens
Près de 1 million de sans-papiers vénézuéliens ayant fui la crise dans leur pays devraient obtenir un statut légal provisoire en Colombie. Annoncée par le président, Ivan Duque, le 8 février, à l'occasion de la visite du haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, cette régularisation massive n'a toutefois pas qu'une vocation humanitaire. "Les Vénézuéliens qui se trouvent en Colombie ont une particularité : leur jeunesse. Cela représente un 'bonus démographique' pour notre pays, dont la population vieillit et qui a besoin de jeunes pour contribuer au système de sécurité sociale", souligne le quotidien El Tiempo.
BIRMANIE
La répression s'organise
Le déploiement de véhicules blindés dans plusieurs villes, le 14 février, a donné le signal d'un durcissement de la répression au moment où des centaines de milliers d'opposants au coup d'Etat du 1er février scandaient : "A bas la dictature militaire !" "En 1988, les prédécesseurs [de la junte au pouvoir actuellement] ont abattu sans discernement environ 3000 manifestants pacifiques [...]. En 2007, les mêmes chefs militaires ont écrasé la 'révolution safran'", rappelle The Irrawaddy. Qu'en sera-t-il cette fois ?, s'interroge le journal birman exilé, qui appelle le monde à soutenir "le peuple sans défense du Myanmar".
ÉTATS-UNIS
Trump acquitté, les républicains divisés
Donald Trump a encore échappé à l'impeachment, à l'issue d'un second procès en destitution historique, le 13 février. Outre les 50 sénateurs démocrates, sept républicains ont voté en faveur de la destitution de l'ex-président, accusé d'avoir encouragé les violences commises au Capitole, le 6 janvier, à Washington. Mais il fallait 67 voix pour le condamner et, ainsi, empêcher toute nouvelle candidature présidentielle de sa part. Ce résultat montre "à quel point le Parti républicain est défini par la personnalité d'un seul homme", analyse le New York Times. L'avenir du Grand Old Party se fera-t-il avec ou sans Trump ? D'ores et déjà, ce dernier prévient : son mouvement politique "ne fait que commencer".
ARGENTINE
La mort de Carlos Menem
Président de 1989 à 1999, Carlos Menem a incarné le triomphe du néolibéralisme en Amérique du Sud, avec son lot de privatisations et d'espoirs déçus. Elu sur une promesse jamais tenue - l'augmentation des salaires -, ce péroniste fanfaron "installa le concept de fake news bien avant l'existence d'Internet", écrit Clarin. Le quotidien ajoute : "Il pouvait dire une chose et faire exactement le contraire." Sa présidence déboucha sur la crise économique de 2001. Elle fut aussi marquée par des scandales de corruption - notamment pour des trafics d'armes à destination de la Croatie et de l'Equateur -, par l'amnistie accordée aux criminels de la dictature et, en 1994, par l'attentat, jamais élucidé, contre un bâtiment abritant des associations juives qui a causé la mort de 85 personnes.
ITALIE
Mario Draghi, un économiste au pouvoir
L'ancien patron de la Banque centrale européenne a prêté serment le 13 février. Nouveau président du Conseil, il dirige depuis lors une équipe hétéroclite de 23 ministres, allant de la gauche à l'extrême droite. L'économiste s'était au préalable assuré une large majorité parlementaire, obtenant notamment le soutien du Mouvement 5 étoiles. Ce parti antisystème et eurosceptique prend un virage historique, contre l'avis de 40% de ses sympathisants. C'est "la mutation finale des 5 étoiles", titre La Repubblica. Au bord de la scission, le mouvement a déjà enregistré la défection d'une de ses figures montantes, Alessandro Di Battista.
GUINÉE
Le virus Ebola de retour
Cinq ans après l'éradication de l'épidémie de fièvre hémorragique Ebola, sept nouvelles infections ont été identifiées le 14 février dans le sud du pays, dont trois mortelles. Plusieurs cas contacts ont déjà été isolés. Mais "l'arme fatale contre Ebola, c'est le vaccin", rappelle le site Guinéenews. Or les derniers sérums en stock sont périmés. L'OMS s'est engagée à en livrer sous quelques jours, afin d'éviter le dramatique bilan de la précédente vague. Entre 2013 et 2016, le virus avait tué 11 310 personnes, principalement en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia.
