Le dirigeant de la Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, a défendu ce vendredi les actes "corrects" des membres de la communauté tchétchène en France où des violences inédites ont secoué la ville de Dijon (est). Des membres de la communauté tchétchène avaient lancé des représailles le week-end dernier pour se venger de l'agression d'un jeune par, selon eux, des habitants du quartier sensible des Grésilles.

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Ces faits ont été suivis lundi soir d'une démonstration de force d'hommes cagoulés dans le quartier des Grésilles, où ces derniers sont apparus munis de ce qui semblait être des fusils d'assaut ou des pistolets automatiques, s'en prenant à des caméras de sécurité et incendiant des véhicules.

Six interpellations

Jeudi, six Tchétchènes ont été interpellés dans le cadre de l'enquête sur ces violences. "C'est mon opinion personnelle: je pense que les actes des Tchétchènes ont été corrects!", a écrit Ramzan Kadyrov sur son compte Telegram. Il a argué que les membres de la communauté tchétchène avaient agi de cette manière puisque "les autorités locales n'ont pas pu mettre de l'ordre" elles-mêmes.

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Ramzan Kadyrov, ancien séparatiste devenu fidèle du Kremlin, dirige d'une main de fer la Tchétchénie, région du Caucase russe en majorité peuplée de musulmans, depuis 2007. Il est accusé par des ONG de réprimer impitoyablement ses détracteurs.