La justice italienne a annoncé ce jeudi avoir officiellement ouvert une enquête contre une vingtaine de personnes et la société Autostrade, concessionnaire de l'autoroute dont l'effondrement d'un viaduc a fait 43 morts en août à Gênes.
Les chefs retenus pour l'instant sont l'homicide involontaire et le manquement aux règles de sécurité, a précisé le parquet de cette ville côtière du nord-ouest de la péninsule. A l'issue de l'enquête, le parquet pourra choisir de classer tout ou une partie de l'affaire ou de demander le renvoi en jugement.
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Autostrade per l'Italia est une filiale du groupe italien Atlantia, contrôlé par la famille Benetton, dont le titre a perdu 30% de sa valeur à la Bourse de Milan depuis le drame. Jeudi en début d'après-midi, Atlantia était cependant en hausse de près de 4%, dans un marché en légère hausse, après des déclarations du chef du gouvernement, Giuseppe Conte, plus conciliantes que les attaques de ces dernières semaines.
La nationalisation, une réponse insuffisante
Le gouvernement a clairement imputé la responsabilité du drame à Autostrade, promettant de lui retirer la concession qu'elle détient sur cette autoroute et n'excluant pas sa nationalisation. Mais "la nationalisation n'est pas la seule réponse", a déclaré Giuseppe Conte jeudi à la presse. "Nous évaluerons aussi cette solution mais nous ne pouvons exclure en l'état qu'il y ait un nouvel appel d'offres".
