He keeps Ukip. Le leader de la formation europhobe britannique Ukip, Nigel Farage, restera leader de sa formation après que son comité exécutif national a rejeté sa démission, indique lundi la presse britannique. Battu aux législatives jeudi dans sa circonscription de South Thanet (sud-est), il avait démissionné comme promis en cas de défaite.

Mais la promesse de l'ancien trader de 51 ans n'aura tenu que le temps d'un week-end. "Comme promis, Nigel Farage a remis officiellement sa démission en tant que leader de l'Ukip au parti. Elle a été refusée à l'unanimité par les membres du comité (...) Sur ces bases, Nigel Farage a retiré sa démission et reste président de l'Ukip", a expliqué le président du comité, Steve Crowther, dans un communiqué.

Gros soulagement chez les militants

Il a souligné que, suite à la réélection du Premier ministre conservateur David Cameron, la campagne pour un référendum sur l'appartenance à l'Union européenne avait de fait "déjà commencé" et que l'Ukip avait "du coup besoin de sa meilleure équipe avec Nigel à sa tête".

La nouvelle devrait être accueillie avec un gros soulagement par les militants, tant la figure de Farage incarne le parti qu'il a cofondé en 1993. Certains pourraient cependant être déçus de le revoir ainsi revenir sur sa promesse, renouvelée à maintes reprises pendant la campagne, de tirer sa révérence en cas d'échec.

L'Ukip, la troisième formation britannique

Vainqueur avec 27,5% des voix aux Européennes l'an dernier, le mouvement Ukip n'a réussi à remporter qu'un seul siège de député jeudi, défavorisé par le mode de scrutin uninominal à un tour. Mais, en termes de voix, le parti s'est affirmé comme la troisième force politique du Royaume-Uni, loin devant les libéraux-démocrates, en quadruplant son score de 2010 pour passer de 3,1% à 12,6% des suffrages.