"Une ambassade digitale", logée à quelques centaines de kilomètres du pôle Nord, dans la solitude d'une île. Le 27 mars dernier, la Norvège a ouvert un bunker de type inédit, le "Artic World Archive", qu'elle a fait construire dans le but de pouvoir conserver toutes les données numériques sur Terre, en cas de fin du monde.
Ce lieu peu commun, dont l'ouverture a été repérée par Mashable, pourra abriter tout document constituant un morceau de l'histoire de l'humanité. Géré par la société de préservation et d'archivage, Piql, il promet "une conservation ultra-sécurisée des informations et données avec une garantie d'accès dans le futur" aux pays qui confieront de précieux éléments.
Tous les pays sont incités à transmettre des copies de leurs données. D'après les premières informations, le Mexique, le Brésil, et la Norvège elle-même auraient d'ores et déjà participé. Le Mexique aurait ainsi confié sa Constitution, tandis que le Brésil aurait notamment transmis une copie de la loi ayant aboli l'esclavage.
C'est au coeur d'une ancienne mine de charbon qu'est logée la chambre forte où seront abritées les données digitales. Pour être stockées, celles-ci seront transformées en pellicules analogiques, qui seront ensuite enfouies sous-terre, enfermées dans des coffres-forts. Piql l'affirme: cette technologie permettra de conserver jusqu'à 1000 ans les secrets de la planète.