Trois mois à peine après les attentats de Bruxelles, le canular a plongé tout un pays, encore traumatisé et sous la pression de la menace terroriste, dans l'effroi. Un homme a provoqué ce mardi matin une fausse alerte à la bombe dans un centre commercial de la capitale belge en se promenant avec un dispositif explosif factice. Âgé de 26 ans, ce Belge, désigné par le parquet de Bruxelles par ses initiales J.B, a appelé lui-même la police à 5h30 du matin.

A son interlocuteur, il a prétendu avoir été enlevé, forcé de rêvetir une ceinture explosive actionnable à distance et lâché dans l'établissement. Après un bouclage du quartier par les forces de l'ordre, il a été interpellé et les démineurs ont procédé à l'examen dudit dispositif: il ne contenait que du "sel et des biscuits".

Des "sympathies" pour l'EI?

En garde à vue, J.B a reconnu avoir tout inventé. Une perquisition au domicile de sa mère a permis la saisie du matériel ayant servi à la confection de la ceinture factice. Le parquet de Bruxelles a précisé que le jeune homme était connu pour des antécédents psychiatriques et pour "divers faits judiciaires".

"C'est un déséquilibré comme on en a des dizaines d'autres", ajoute une source policière auprès de L'Express. Selon la RTBF, l'individu a expliqué avoir noté une plaque d'immatriculation au hasard dans la rue et l'avoir désignée, à tort, comme celle de la voiture qui l'a déposé au centre commercial. Le malheureux propriétaire du véhicule, un temps auditionné, a été relâché.

J.B va désormais faire l'objet d'un examen psychiatrique. Des doutes subsistent quant à son éventuelle radicalisation. L'homme était connu des services de renseignement. Selon La Dernière Heure, il aurait récemment appelé la police pour indiquer qu'il a été "incité à rejoindre" l'organisation Etat islamique (EI) en Syrie. "On peut supposer qu'il avait des sympathies pour l'Etat islamique", a déclaré un peu plus tôt, le ministre de la Justice, Koen Geen, selon des propos rapportés par RTL Belgique.