Au-delà de l'actuelle crise du Covid-19, d'autres actualités méritent notre attention ce mercredi : le coup de filet en France et en Belgique dans l'enquête sur la mort de 39 migrants vietnamiens dans un camion frigorifique en Angleterre, avec 26 arrestations ; la condamnation en appel des époux Balkany et la menace de Donald Trump de "fermer" les réseaux sociaux.
Camion charnier en Angleterre : 26 arrestations en France et en Belgique
L'enquête sur la mort de 39 migrants vietnamiens dans un camion frigorifique il y a sept mois en Angleterre a connu un coup d'accélérateur avec l'arrestation de 26 personnes en France et en Belgique, lors d'une opération de police internationale. Treize personnes ont été arrêtées mardi en Belgique et treize autres le même jour en France, en région parisienne, ont annoncé ce mercredi le parquet fédéral belge et le parquet de Paris dans des communiqués.
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Il s'agit du premier développement majeur dans ces deux pays dont les justices enquêtent sur ce drame conjointement avec celles d'Irlande et du Royaume-Uni. Le conteneur dans lequel les 39 corps avaient été découverts le 23 octobre à Grays, à l'est de Londres, provenait du port belge de Zeebruges, et certaines victimes avaient séjourné en Belgique avant leur départ, a rappelé le parquet belge.
"La filière mise en place par les trafiquants est soupçonnée d'avoir vraisemblablement transporté jusqu'à plusieurs dizaines de personnes chaque jour depuis plusieurs mois", a souligné le parquet fédéral belge. Les suspects interpellés en Belgique encourent des peines allant d'un an à 15 ans d'emprisonnement et "une amende de 1000 à 150 000 euros par victime identifiée", selon le parquet belge.
Blanchiment : prison ferme et amende pour les Balkany en appel
Pour une "fraude persistante" et un "enrichissement au détriment de la collectivité", la cour d'appel de Paris a alourdi les peines de Patrick et Isabelle Balkany, anciennes figures de la droite française, condamnés en appel ce mercredi respectivement à cinq et quatre ans de prison ferme.
Pas d'incarcération immédiate mais des peines supérieures aux réquisitions et, surtout, la condamnation de l'ancien maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) pour "prise illégale d'intérêt" : la cour a jugé qu'il avait bénéficié "d'avantages personnels" en nature de la part d'un promoteur immobilier (millions d'euros et voyages en jet privé) dans le cadre d'un gros contrat négocié avec la ville, entre janvier 2009 et avril 2010.
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Condamnés pour un "blanchiment commis de façon habituelle" entre 2007 et 2014, chacun des époux devra payer une amende de 100 000 euros. Le couple se voit infliger dix ans d'inéligibilité (avec exécution provisoire) et, pour Patrick Balkany seulement, une interdiction définitive d'exercer toute fonction dans un organisme gérant des fonds publics. La confiscation de leurs biens est confirmée, avec une disposition particulière pour leur résidence du moulin de Giverny (Eure) dont une quote-part devra être restituée à leurs enfants, nus-propriétaires.
Donald Trump menace de "fermer" des réseaux sociaux après le signalement de ses tweets
Donald Trump a menacé ce mercredi de "fermer" des plateformes de réseaux sociaux après le signalement la veille par Twitter de certains de ses messages comme "trompeurs", une initiative inédite qui n'a pas empêché une nouvelle avalanche de tweets furieux du président américain, reprenant parfois des informations non vérifiées.
"Les républicains ont le sentiment que les plateformes de réseaux sociaux censurent totalement les voix conservatrices. Nous allons les réglementer sévèrement, ou les fermer, pour empêcher qu'une telle chose se produise", a écrit Donald Trump au petit matin. "Twitter a maintenant démontré que tout ce qu'on disait d'eux (et de leurs autres compatriotes) est correct. Une action de grande ampleur à venir", a-t-il ajouté plus tard, sans précisions.
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Souvent accusé de laxisme dans son traitement des propos tenus par des dirigeants, Twitter a signalé pour la première fois mardi des messages du président, en ajoutant la mention : "Vérifiez les faits". Il s'agissait de tweets du milliardaire affirmant que le vote par correspondance était forcément "frauduleux" car sujet aux manipulations. Une question ultra-sensible en pleine année électorale bouleversée par la pandémie de coronavirus, qui fait peser le doute sur les modalités de l'organisation de la présidentielle américaine du 3 novembre.
