Drôle d'anniversaire. Un an après leur émancipation de la famille royale (un événement baptisé Megxit par la presse britannique), le duc et la duchesse de Sussex, le prince Harry et son épouse Meghan Markle, ont décidé de se confier à la reine cathodique américaine, Oprah Winfrey.

Le choix de diffuser leur "entretien vérité" le même jour que le discours annuel d'Elizabeth II à l'assemblée des 54 pays du Commonwealth a donné le ton. Certains appelleront cela de la contre-programmation, d'autres y voient une guerre sans merci entre les Sussex et le palais de Buckingham. Il faut dire que Meghan, aujourd'hui enceinte de son deuxième enfant, n'y est pas allée par quatre chemins. Dans leur jardin idyllique niché à Santa Barbara, la duchesse a expliqué à Oprah : "Je ne vois pas comment l'on peut s'attendre, après tout ce temps, à ce que nous restions silencieux si la Firme perpétue contre nous des allégations mensongères. Et si cela veut dire perdre des choses... Nous avons déjà tant perdu."

Une réunion de crise

"La Firme", un quolibet que seuls les critiques du Palais utilisent... Le duc et la duchesse de Sussex n'ont en effet plus rien à perdre. Ceux-ci avaient pourtant naïvement espéré garder une partie de leurs titres, fonctions et avantages royaux tout en s'installant en Californie pour gagner leur vie dans le privé. Une réunion de crise réunissant la reine d'Angleterre et ses successeurs, le prince Charles et le prince William, avaient vite fait comprendre à Harry que la monarchie britannique, on l'aime ou on la quitte.

Un peu contrariés, et même amers, Harry et Meghan étaient allés se consoler à Hollywood auprès de leurs nombreux amis. Et s'ils ont déjà signé des contrats avec Netflix et Spotify pour produire des documentaires, ils semblent garder une sacrée dent contre les Windsor. Le sentiment semble mutuel. Une enquête interne au Palais vient d'être ouverte après que deux de ses anciens secrétaires particuliers ont accusé la duchesse de Sussex de harcèlement moral. Une saga à suivre.