Ce lundi, c'est jour de sommet sur le climat au siège de l'ONU, à New York. 64 pays, ainsi que l'Union européenne, seront représentés à la tribune, selon le programme communiqué par l'organisation internationale.

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Le but de l'événement, qui se déroulera la veille de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU, est que le plus grand nombre de pays annoncent un renforcement de leurs plans de réduction des gaz à effet de serre. L'Express fait le point sur ce rendez-vous.

Bonnes nouvelles obligatoires

"Si vous avez de mauvaises nouvelles, ne venez pas !" Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'est adressé vendredi aux dirigeants qui voudraient s'exprimer lors du sommet. "Il y a comme un billet d'entrée", a-t-il expliqué lors d'un déjeuner avec une quinzaine de journalistes au siège de l'organisation internationale. "Nous avons demandé aux pays : avez-vous des développements positifs à annoncer ? Si c'est le cas, envoyez-nous une note d'une page". Mais en revanche, une fois la page déposée, "nous ne jugeons pas."

Un nombre "très significatif" d'États devraient annoncer l'adoption de l'objectif de neutralité carbone à l'horizon 2050, a ajouté Antonio Guterres auprès des journalistes. C'est-à-dire que ces pays s'engagent à réduire au maximum leurs émissions, et de compenser le reste afin d'avoir un bilan carbone de zéro, par exemple en plantant des arbres qui absorberont le CO2 excédentaire. Actuellement, seule une vingtaine d'Etats ont adopté l'objectif ou voté des lois à cet effet.

"Faire le plus de bruit possible"

Antonio Guterres a défendu l'inclusion de la Chine, alors que le pays continue d'ouvrir des centrales au charbon. Elle sera représentée par son chef de la diplomatie, Wang Yi. "La Chine sera l'un des rares pays à être en avance" sur ses engagements de l'accord de Paris, a-t-il dit, soulignant ses pas de géant dans les énergies renouvelables.

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"Tout ne sera pas résolu à la fin du sommet", a concédé le secrétaire général. "Mon objectif est de faire le plus de bruit possible", a-t-il dit, assurant qu'il voyait dans les derniers mois de mobilisation un "tournant", en particulier grâce aux jeunes qui manifestaient vendredi dans plus d'une centaine de villes de la planète.

Trois minutes pour chaque dirigeant

Des États n'ont pas postulé pour parler au sommet, dont le Brésil et les Etats-Unis, qui seront représentés par une cheffe de bureau du département d'Etat.

Mais soixante chefs d'États et de gouvernements prendront la parole, limitée à trois minutes chacun, dont Emmanuel Macron pour la France, Angela Merkel (Allemagne), Narendra Modi (Inde), Recep Tayyip Erdogan (Turquie), Abdel Fattah al-Sissi (Egypte), Uhuru Kenyatta (Kenya), Ivan Duque Marquez (Colombie)... ainsi que le président du Conseil européen, Donald Tusk.