La Chine lance un nouveau vaisseau spatial
La Chine a lancé avec succès ce mardi un nouveau vaisseau spatial, a annoncé l'agence étatique Chine nouvelle, une mission cruciale pour préparer l'envoi d'astronautes vers sa future grande station spatiale. L'engin a été propulsé depuis la base de Wenchang sur l'île de Hainan à l'aide d'une fusée Longue-Marche 5B, dont c'était le vol inaugural, a indiqué Chine nouvelle.
Par sécurité, personne n'avait pris place à bord du vaisseau en raison de son caractère expérimental. Ses principaux objectifs à moyen terme ? Acheminer des astronautes à la future station spatiale et réaliser des vols habités vers la Lune. La Chine a déjà lancé depuis 1999 plusieurs vaisseaux "Shenzhou", construits sur le modèle des fameux "Soyouz" soviétiques, puis russes.
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Le nouveau vaisseau lancé ce mardi est réputé plus sûr. Il sera plus rapide, plus résistant à la chaleur, plus long (8,8 mètres) et plus lourd (21,6 tonnes). L'engin devrait également pouvoir transporter davantage d'astronautes (six au lieu de trois) et être partiellement réutilisable. Des caractéristiques qui ouvrent au programme spatial habité chinois de nouveaux horizons. Le vaisseau est ainsi censé pouvoir effectuer des missions plus lointaines dans l'espace (vers la Lune par exemple, voire encore plus loin), des voyages qui nécessitent une plus grande vitesse et une meilleure protection face aux températures extrêmes.
La future station spatiale chinoise (CSS), appelée Tiangong en mandarin ("Palais céleste"), comprendra trois parties: un module principal long de près de 17 mètres (lieu de vie et de travail) et deux modules annexes (pour les expériences scientifiques). Son assemblage dans l'espace devrait débuter cette année grâce à cette nouvelle fusée Longue-Marche 5B (la plus puissante du pays) et s'achever en 2022.
Venezuela : Trump nie toute tentative d'invasion
Le président américain Donald Trump a assuré ce mardi que son gouvernement n'avait "rien à voir" avec une tentative d'"invasion" par mer du Venezuela dans laquelle quinze personnes, dont deux Américains, ont été arrêtées selon Caracas. "Je viens d'être informé", a déclaré Donald Trump depuis les jardins de la Maison Blanche. "Cela n'a rien à voir avec notre gouvernement", a-t-il ajouté.
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Le président vénézuélien Nicolás Maduro a présenté lundi les deux Américains arrêtés comme étant des "membres de la sécurité" de Donald Trump. Il a brandi les passeports des deux suspects, identifiés sous les noms de Luke Denman, 34 ans, et Airan Berry, 41 ans. Plus tôt lundi, le parquet vénézuélien avait accusé le dirigeant de l'opposition Juan Guaido d'avoir recruté des "mercenaires" avec des fonds du pays pétrolier bloqués par des sanctions américaines pour fomenter une tentative d'"invasion" maritime du pays.
Cette tentative d'"invasion" présumée intervient un peu plus d'un an après l'appel au soulèvement de l'armée lancé par Juan Guaido. Le 30 avril 2019, il avait, en vain, tenté d'inciter les casernes à se rebeller contre l'"usurpateur" Nicolás Maduro. Ce dernier continue à jouir du soutien de l'état-major de l'armée, pièce-maîtresse du système politique vénézuélien, mais aussi de la Chine, de la Russie et de Cuba.
Arnaud Lagardère gagne son bras de fer contre Amber Capital
Arnaud Lagardère a gagné ce mardi le bras de fer qui l'opposait au premier actionnaire de son groupe, le fonds activiste Amber Capital, dont toutes les résolutions déposées en assemblée générale ont été rejetées. Le gérant-commandité du groupe d'édition et de distribution dans les lieux de transport, également influent dans les médias, s'est félicité d'un vote "sans appel" en faveur de la gérance et de sa stratégie, et conserve un conseil de surveillance favorable à la gouvernance actuelle.
Les 15 résolutions déposées par Amber, qui revendique 18% du capital et 14% des droits de vote, ont été rejetées par au moins 57% des suffrages, alors que le scrutin a connu un taux de participation de 79,1%, sensiblement plus important que d'ordinaire. Le fonds n'avait de cesse ces derniers mois de dénoncer les choix stratégiques d'Arnaud Lagardère et sa gestion du groupe. Il souhaitait remplacer la quasi-totalité des membres du conseil de surveillance et visait le non-renouvellement de son mandat de gérant en mars 2021.
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Les résolutions déposées par la gérance pour ratifier les cooptations récentes de Nicolas Sarkozy et de l'ancien patron de la SNCF Guillaume Pepy au conseil de surveillance ont été approuvées à plus de 99%. De source proche du dossier, l'ex-chef de l'État, ami de longue date d'Arnaud Lagardère, était à l'oeuvre pour assurer Arnaud Lagardère du soutien du fonds souverain du Qatar, qui détient 20% des droits de vote.
Les grandes manoeuvres pour s'opposer au projet d'Amber ont également été marquées par l'arrivée dans le capital de Vincent Bolloré, l'homme fort de Vivendi, qui a revendiqué l'acquisition de plus de 10% des actions, nourrissant les rumeurs sur une opération pour négocier un soutien à Arnaud Lagardère en échange de l'abandon du statut du groupe en commandite par actions. "Aucun projet de la sorte, ne serait-ce qu'exploratoire, n'a jamais été ni soumis ni présenté au conseil de surveillance", a répondu le secrétaire général et co-gérant du groupe Pierre Leroy, interrogé par un actionnaire.
