CHINE - Wuhan déconfinée mais prudente

Enfin libres ! Dans la nuit du 7 au 8 avril, à minuit, la Chine a autorisé les 11 millions d'habitants de la ville de Wuhan à quitter la cité industrielle, placée sous cloche depuis la fin du mois de janvier. Les résidents peuvent désormais circuler librement, à condition de présenter un certificat de bonne santé. Une grande partie des services de transport de la ville, y compris les ferries et les taxis, peuvent reprendre leurs activités. Craignant une deuxième vague d'épidémie, un scénario qui reste d'actualité, les autorités locales n'en continuent pas moins de "réglementer les allées et venues", précise le South China Morning Post.

POLOGNE - Un vote par voie postale pour la présidentielle

L'élection à la présidence de la République aura lieu malgré la pandémie. La cheffe de la majorité ultraconservatrice du PiS (Droit et justice) a fait adopter une modification du code électoral introduisant la généralisation du vote par correspondance. Le maintien du scrutin par ce biais, prévu le 10 mai, soulève de sérieuses préoccupations concernant "la fiabilité du vote et ses règles démocratiques" relève le quotidien Polityka. Ce système avantage en effet le président conservateur sortant Andrzej Duda, qui fait campagne sur la lutte contre l'épidémie.

ARABIE SAOUDITE - Fragile cessez-le-feu au Yémen

La coalition menée par l'Arabie saoudite qui intervient militairement au Yémen depuis cinq ans en soutien aux forces gouvernementales a annoncé le 9 avril un cessez-le-feu unilatéral de deux semaines, afin d'endiguer la propagation du coronavirus. Elle se réserve toutefois un droit de réplique en cas d'attaque. Sur son site, CNN indique que les rebelles houthis travailleraient à un plan permettant de mettre fin à cette guerre. Ils sont cependant d'ores et déjà accusés d'avoir violé le cessez-le-feu. Le Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule Arabique, n'a enregistré jusqu'ici aucun cas de Covid-19. Officiellement, tout au moins.

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NOUVELLE-ZÉLANDE - Le ministre de la Santé en infraction

Alors que le pays est confiné depuis deux semaines, le ministre de la Santé a été surpris à la plage, en famille, à 20 kilomètres de son domicile. Pour avoir enfreint les mesures de confinement et commis cette escapade "idiote", David Clark a présenté sa démission. La Première ministre, Jacinda Ardern, a reconnu que son ministre avait mal agi, mais, pour faire face à la pandémie, Clark "sera maintenu à son poste". Les nouveaux cas de coronavirus ont commencé à diminuer dans le pays. Selon le quotidien britannique The Guardian, "des experts affirment que le pays est peut-être le seul état occidental à avoir la possibilité d'éliminer totalement la maladie".

ÉTATS-UNIS - Joe Biden seul face à une montagne

Le sénateur indépendant du Vermont Bernie Sanders a annoncé le 8 avril qu'il abandonnait la course à la Maison-Blanche. Largement distancé par Joe Biden dans le marathon des primaires démocrates, il met ainsi fin à sa deuxième tentative d'affronter Donald Trump, à l'occasion de l'élection présidentielle du 3 novembre prochain. Si l'ancien vice-président Joe Biden est désormais assuré d'obtenir l'investiture démocrate, il doit encore "relever des défis considérables pour unifier le parti et mobiliser une large base d'électeurs", souligne le New York Times.

NICARAGUA - Ortega ne répond plus

Le président nicaraguayen n'est plus apparu en public depuis plus d'un mois. En pleine pandémie, les rumeurs courent sur sa possible contamination par le Covid-19 ou, pis encore, sur son éventuel décès, constate le quotidien La Prensa. Alors même que le chef d'État se fait discret, le gouvernement n'a pris aucune mesure particulière, que ce soient la fermeture des frontières ou celle des écoles. Seule une libération massive de 1700 prisonniers a été prononcée pour éviter leur contamination. Pour autant, aucun des 70 détenus politiques opposés au gouvernement n'en fait partie. Officiellement, seules six personnes ont été infectées, et une seule serait décédée. Des chiffres remis en question par les médias.

TUNISIE - Pas de funérailles pour les victimes du Covid-19

La psychose d'une contamination par les morts se répand. Des Tunisiens ont refusé l'enterrement des victimes du coronavirus par peur de la contamination par le sol. À Medjez el-Bab (Nord-Ouest), des habitants sont sortis de chez eux en grand nombre pour participer à des mouvements de contestation devant les cimetières, rapporte le site d'information tunisien Leaders. Paradoxalement, cette peur irrationnelle met les protestataires en danger, car les règles de distanciation sociale n'étaient évidemment pas respectées, souligne le média.