L'Assemblée générale de l'Organisation des Nations unies s'est ouverte ce mardi à New York. Pour l'occasion, 136 chefs d'Etat sont présents pour s'exprimer et échanger avec leurs homologues du monde entier.

Les représentants des Etats membres présents disposent chacun de 15 minutes à la tribune pour effectuer un discours. Tour d'horizon des principales prises de parole et déclarations des dirigeants étrangers.

Trump promet de "durcir" les sanctions avec Téhéran

Le président américain Donald Trump a promis ce mardi de continuer à "durcir" les sanctions contre l'Iran tant que Téhéran ne changerait pas d'attitude au Moyen-Orient.

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"Les sanctions ne seront pas levées aussi longtemps que l'Iran gardera un comportement menaçant. Elles seront durcies", a-t-il déclaré à l'Assemblée générale des Nations unies. "Tous les pays ont le devoir d'agir. Aucun gouvernement responsable ne devrait subventionner la soif de sang de l'Iran", a-t-il ajouté à la tribune.

La mise en garde à la Chine

Donald Trump a également vivement mis en garde la Chine, depuis la tribune l'ONU, sur sa gestion de la crise à Hong Kong, appelant Pékin à protéger "le mode de vie démocratique" de l'ex-territoire britannique. Le président des Etats-Unis a assuré regarder "de très près" la situation.

"Le monde s'attend fermement à ce que le gouvernement chinois respecte son traité contraignant conclu avec les Britanniques et entériné par les Nations unies, dans lequel la Chine s'engage à protéger la liberté de Hong Kong, son système juridique et son mode de vie démocratique", a-t-il lancé.

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"La manière dont la Chine va décider de gérer la situation en dira long sur son rôle dans le monde à l'avenir", a estimé le milliardaire républicain lors de sa troisième participation à l'Assemblée générale de l'ONU à New York.

La situation au Venezuela surveillée "de très près"

Donald Trump a affirmé que les Etats-Unis surveillaient "de très près" la situation au Venezuela, alors que de nouvelles sanctions contre le secteur pétrolier vénézuélien étaient annoncées à Washington.

"Pour les Vénézuéliens pris au piège dans ce cauchemar, sachez que toute l'Amérique est unie derrière vous", a-t-il affirmé à la tribune de l'ONU.

"Les Etats-Unis ont une vaste aide humanitaire à fournir, surveillant de très près la situation au Venezuela. Nous attendons le jour où la démocratie sera rétablie, où le Venezuela sera libre et où la liberté prévaudra dans tout l'hémisphère", a-t-il ajouté.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro n'est pas venu à l'Assemblée générale des Nations Unies. Il a préféré se rendre à Moscou pour rencontrer mercredi son homologue russe Vladimir Poutine.

L'espoir d'un "magnifique" accord commercial avec Londres

Le président américain a aussi espéré conclure un "magnifique" accord commercial avec le Royaume-Uni une fois ce dernier sorti de l'Union européenne.

"Nous travaillons (BIEN travaillons, ndlr) étroitement avec le Premier ministre Boris Johnson sur un magnifique accord commercial", a-t-il déclaré à la tribune des Nations unies à New York. "Au moment où la Grande-Bretagne se prépare à sortir de l'Union européenne, nous sommes prêts à conclure un accord exceptionnel qui apportera d'énormes bénéfices à nos deux pays", a-t-il ajouté.

Donald Trump a également estimé qu'il serait "terrible" que le Royaume-Uni ne sorte pas de l'Union européenne selon les termes du Premier ministre britannique Boris Johnson, dont les plans sont contrecarrés par le Parlement et la Cour suprême.

"Seul un homme comme lui peut y arriver", a-t-il dit à propos de Boris Johnson. "Je pense qu'il va le faire". "Ce serait terrible de suivre une autre voie", a ajouté le président américain au sujet du Brexit tel qu'envisagé par le Premier ministre britannique.

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Bolsonaro défend sa souveraineté sur l'Amazonie

Pour sa première intervention à l'ONU, le président brésilien Jair Bolsonaro a rejeté avec fracas toute idée d'intervention internationale en Amazonie, accusant même certains pays d'attitude "coloniale" et critiquant - implicitement - la France.

Devant les chefs d'Etat du monde entier réunis pour l'Assemblée générale des Nations unies, le président brésilien d'extrême droite, climato-sceptique notoire, a adopté un ton offensif, défendant la souveraineté du Brésil et ses premiers mois à la tête du pays le plus peuplé d'Amérique latine.

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Sur les incendies qui ravagent l'Amazonie, dont le président français Emmanuel Macron avait fait une priorité au sommet du G7 à Biarritz en août, le Brésilien a rejeté toute volonté d'intervention internationale. "Il est faux de dire que l'Amazonie appartient au patrimoine de l'humanité, et c'est une erreur des scientifiques de dire que notre forêt est le poumon de la planète", a-t-il lancé.

L'attaque indirecte à Macron

"Au lieu de nous aider", certains pays, sur la base de "mensonges des médias", "se comportent de façon irrespectueuse et coloniale, attaquant notre souveraineté", a ajouté le président brésilien. Sans citer directement la France, il a qualifié d'"absurde" les propositions d'Emmanuel Macron pour protéger l'Amazonie, y compris en lui conférant un "statut international".

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"Un des pays a osé suggérer lors de la dernière réunion du G7 d'appliquer des sanctions au Brésil, sans même consulter le Brésil", a tonné Jair Bolsonaro.

"Je remercie les pays qui ont refusé d'aller de l'avant sur cette proposition stupide. Et je remercie en particulier le président Donald Trump", a-t-il ajouté, faisant valoir que les valeurs de "respect, de liberté et de souveraineté" des pays devaient prévaloir au sein de l'ONU.