La décision n'a pas tardé. La Première ministre de Nouvelle-Zélande a annoncé ce jeudi l'interdiction des armes semi-automatiques et fusils d'assaut, près d'une semaine après l'attentat qui a fait 50 morts dans deux mosquées de la ville de Christchurch.

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Jacinda Ardern avait promis immédiatement après le carnage, commis par le suprémaciste blanc Brenton Tarrant, un durcissement de la législation qui avait permis au tueur d'acheter en toute légalité l'arsenal ayant servi à l'attaque, y compris des armes semi-automatiques.

"Toutes les armes semi-automatiques utilisées dans l'attaque terroriste de vendredi seront interdites dans ce pays", a déclaré la cheffe du gouvernement en détaillant toute une panoplie de mesures qui concrétisent sa promesse. Les chargeurs à grande capacité et autres dispositifs qui permettent des tirs plus rapides seront également hors la loi.

Controverse

La réforme de la législation sera présentée au Parlement début avril mais dans l'intervalle, des mesures provisoires empêcheront toute ruée sur les armes, ce qui signifie qu'une interdiction de facto est déjà en vigueur.

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Le bannissement par Wellington des armes de type militaire ne devrait pas manquer d'alimenter la controverse sur l'accès aux armes, notamment aux Etats-Unis. Sur Twitter, des internautes américains rendaient hommage à la réaction rapide de Jacinda Ardern, mais d'autres montent déjà au créneau pour défendre leur droit constitutionnel à s'armer.

"C'est à ça que ressemblent de vraies mesures pour arrêter la violence due aux armes", a notamment réagi le sénateur américain Bernie Sanders, candidat démocrate à la présidentielle américaine. "Il faut suivre l'exemple néo-zélandais, confronter la NRA (National Rifle Association) et interdire la vente et la distribution des armes d'assaut aux Etats-Unis."