Le Nevada est l'un des Etats-clés les plus disputés. C'est là que Mitt Romney s'est rendu ce mardi, à peine terminé le troisième débat télévisé qui l'opposait à Barack Obama. Cet Etat de l'ouest américain est un territoire à reconquérir pour le rival républicain du président démocrate sortant.

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Les deux candidats devraient continuer de le sillonner de long en large pendant les deux dernières semaines de campagne, avant le vote du 6 novembre prochain. Et quand Barack Obama et Mitt Romney ne sont pas là en personne, leurs équipes de campagne peuvent toujours bombarder les électeurs-téléspectateurs de spots politiques.

Un exemple côté démocrate pour motiver les électeurs à voter par anticipation:

Un exemple côté républicain pour séduire les entrepreneurs:

Pourquoi le Nevada compte-t-il?

Le Nevada ne pèsera pourtant pas assez pour devenir un "faiseur de roi". Chaque Etat envoie un nombre variable de grands électeurs dans ce Collège électoral qui élira ensuite le président et le vice-président des Etats-Unis. Le Silver State, puisque chaque Etat a un surnom, ne détermine "que" 6 grands électeurs sur un total de 538.

Mais le choix de l'Etat de Las Vegas sera très révélateur. Avec un taux de chômage de 13% en janvier 2012 et une crise du logement aiguë, le Nevada détient un triste record pour les Etats-Unis. Difficile de devenir un quasi-symbole de la crise alors que "les gens viennent ici à la poursuite d'un rêve avec l'esprit d'entreprise", regrette un consultant républicain cité par le Huffington Post. "Obama a promis beaucoup mais n'a rien fait, pas une seule politique qui ait bénéficié au Nevada, à son économie ou à ses emplois."

Il y a quatre ans, pourtant, le Nevada avait penché pour Barack Obama en 2008, accordant même 12 points d'avance sur John McCain, après avoir voté pour George W. Bush en 2000 et en 2004. Par le passé, il a voté républicain d'élection en élection, sauf dans le cas de Bill Clinton, pour lequel il a penché en 1992 et en 1996.

Et cette année? La population hispanique (26% de l'électorat), suivant sa tendance nationale, pourrait préférer Barack Obama : elle est logiquement une cible privilégiée pour les deux candidats, note Le Monde. Quant aux mormons (25% de l'électorat), ils pourraient choisir de voter pour l'un d'entre eux, Mitt Romney, largement soutenu lors des primaires républicaines de cet Etat en février. Le président sortant saura-t-il convaincre le Nevada en crise qu'il est le mieux placé pour faire face aux défis après un premier mandat en demi-teinte ?