La Corée du Nord est responsable du piratage du studio Sony, selon l'enquête du FBI. Avec une probable implication de la Chine, d'après un responsable américain cité par l'agence. "Le FBI a suffisamment de preuves pour conclure que le gouvernement nord-coréen est responsable de ces actions", écrit la police fédérale américaine. L'attaque contre Sony n'est "pas un comportement acceptable pour un Etat", ajoute le FBI.

Mercredi, Sony Pictures Entertainment (SPE) a décidé d'annuler la sortie de L'interview qui tue!, comédie satirique sur un complot fictif de la CIA pour assassiner le leader nord-coréen Kim Jong-Un, après que le groupe de pirates ayant revendiqué l'attaque informatique, eu menacé de s'en prendre aux salles de cinéma et aux spectateurs.

Obama: les Etats-Unis "répondront" à l'attaque

"Ils ont provoqué beaucoup de dégâts et nous répondrons", a déclaré Barack Obama, lors d'une conférence de presse consacrée à cette affaire en début d'après-midi.

"Nous répondrons de manière proportionnée et nous répondrons à un moment, à un endroit et d'une manière que nous choisirons", a prévenu le président américain. Le président américain a en revanche dédouané la Chine : "Nous n'avons pas d'indication selon laquelle la Corée du Nord travaillait avec un autre pays", a dit le président américain.

Certains experts avaient estimé que les pirates informatiques ont travaillé depuis la Chine en utilisant des adresses IP chinoises.

Sony a fait "une erreur" en annulant la sortie du film, a en revanche jugé Barack Obama. "Nous ne pouvons pas avoir une société dans laquelle un dictateur quelque part peut commencer à imposer une censure ici aux Etats-Unis", a martelé le président.

Nouvelles menaces des hackers

Les auteurs du piratage sans précédent de la compagnie ont envoyé dans la nuit de jeudi un nouveau message aux dirigeants de la compagnie, selon CNN. Ils y jugent "sage" la décision de Sony pictures de renoncer à la sortie de la comédie "The interview". "Nous voulons que le film ne soit jamais distribué sous quelque forme que ce soit, DVD ou piratage", avertit le message. "Nous avons encore des donnnées privées et sensibles en notre possession", menacent les pirates.

Le conseiller politique de la Corée du Nord à l'ONU à New York, Kim Song, a rapidement réagi pour nier toute implication de Pyongyang. "Notre pays n'a aucun lien avec ce hacker", a-t-il déclaré à l'AFP.