Il l'avait promis via un tweet simple : "VETO!". Le président américain Donald Trump a fait usage ce vendredi de son veto pour bloquer une résolution adoptée par le Congrès, et libérer en urgence des fonds pour la construction d'un mur à la frontière avec le Mexique, comme "l'urgence nationale" le lui permet.
"Le Congrès a la liberté de voter cette résolution et j'ai le devoir d'y opposer mon veto", a-t-il déclaré depuis le Bureau ovale. "Les gens n'aiment pas le mot invasion mais c'est bien de cela dont il s'agit", a-t-il ajouté en évoquant l'immigration clandestine. C'est la première fois depuis son arrivée au pouvoir, il y a plus deux ans, que le président des Etats-Unis a recours à cette procédure. Le Sénat avait infligé jeudi un camouflet au président en rejetant avec les voix de certains sénateurs républicains la déclaration "d'urgence nationale" censée faciliter la construction du mur. La Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, avait déjà voté cette résolution le 26 février.
Le nationalisme blanc, pas un problème sérieux
Donald Trump avait juré de bloquer la résolution adoptée par les élus. L'édification de ce mur hautement controversé pourra donc se poursuivre. Les élus, y compris des républicains, ne digéraient pas le fait que Donald Trump piétine, avec cette mesure, les pouvoirs du Congrès en se passant de son accord pour obtenir des fonds, alors qu'il lui revient en temps normal d'accepter ou de rejeter les lois de financement.
Donald Trump a également interrogé par les journalistes qui assistaient à la séance de signature dans le Bureau ovale sur l'attentat contre deux mosquées en Nouvelle-Zélande. Un manifeste attribué au terroriste présumé voit dans le président américain le "renouveau de l'identité blanche". Donald Trump a dit ne pas avoir vu ce manifeste présumé et a qualifié l'attentat "d'acte horrible". Il a dit ne pas juger que les suprématistes blancs étaient une menace importante, évoquant un "petit groupe de gens".