Une foule un peu trop enthousiaste. La prestation du rappeur franco-ivoirien Kaaris au Festival des musiques urbaines d'Anoumabo (Femua) à Abidjan, dans la nuit du samedi à dimanche, a dégénéré en violences après un mouvement de foule. Plusieurs blessés ont été recensés après l'incident.
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À la quatrième chanson du rappeur habillé d'un maillot orange (identique à celui de l'équipe nationale de football de Côte d'Ivoire), une foule surexcitée a fait céder la barrière de sécurité en face du podium, provoquant une réaction brutale des forces de l'ordre qui les ont dispersés à coup de matraques.
En colère, Kaaris appelle au calme
Débordés, les policiers ont fait de usage de gaz lacrymogène pour contenir un groupe de jeunes surchauffés, mettant ainsi fin au passage du rappeur qui avait attiré près de 10 000 personnes. "Les policiers sont à l'origine de ce débordement", a accusé un festivalier, torse nu, venu voir son "idole" Kaaris. Il a également déploré quelques blessés. Revenu près d'une heure après l'incident, le chanteur a exprimé sa colère à la foule et appelé au calme.
Auparavant, la star ivoirienne, le footballeur international Didier Drogba et le leader du groupe Magic System, Salif Traoré, dit A'Salfo, promoteur du Femua sont montés sur scène pour donner un rendez-vous au public à Gagnoa, ville natale de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo.
