Le Burundi va-t-il à nouveau sombrer dans le chaos? La communauté internationale redoute des violences ethniques à grande échelle dans le pays. En cause, les propos "incendiaires" du camp du président Pierre Nkurunziza, désireux de mettre fin à la contestation agitant son pays depuis le printemps.
"La violence récurrente et les tueries au Burundi doivent cesser", a tonné dans un communiqué le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon. De son côté, Washington dénonce une "rhétorique incendiaire et dangereuse du gouvernement".
Un troisième mandat très contesté
Les cris d'alarme successifs de l'ONU, des Etats-Unis et de la France pour ce pays de l'Afrique des Grands Lacs surviennent à la veille de l'expiration samedi d'un "ultimatum" lancé par le président burundais à ses opposants. Ces derniers doivent "déposer les armes" en échange d'une amnistie, après quoi la police pourrait "user de tous les moyens et techniques apprises".
La candidature du président Nkurunziza à un troisième mandat, contraire selon ses contestataires burundais à la Constitution et à l'accord d'Arusha ayant mis fin à la guerre civile, a plongé le Burundi dans une grave crise. La répression de manifestations et la réélection en juillet de Pierre Nkurunziza n'ont pas empêché l'intensification des violences, désormais armées.
