Après le coup d'Etat avorté, le coup de balai. De retour à Bujumbura, le président burundais Pierre Nkurunziza a limogé trois ministres ce lundi, dont le ministres de la Défense et celui des Affaires étrangères.

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Le ministre de la Défense Pontien Gaciyubwenge est remplacé par Emmanuel Ntahonvukiye, un civil -une première-, selon le porte-parole de la présidence, Gervais Abayeho.

Au ministère des Relations extérieures, Alain Aimé Nyamitwe, jusqu'ici ambassadeur du Burundi auprès de l'Union africaine (UA) succède à Laurent Kavakure. Et la ministre du Commerce, Virginie Ciza, est remplacée par Irina Inantore.

Ce remaniement ministériel intervient alors que le Burundi est plongé dans une grave crise politique depuis fin avril, avec un mouvement de contestation populaire contre la candidature du président Nkurunziza à un troisième mandat à l'élection présidentielle du 26 juin. Ces manifestations, sévèrement réprimées par la police, ont été émaillées de nombreuses violences qui ont fait une vingtaine de morts.

Poursuite des manifestations

Plusieurs centaines d'opposants au président burundais Pierre Nkurunziza ont tenté de manifester ce lundi dans la capitale Bujumbura, contenus parfois avec difficulté par l'armée, pour la première fois déployée dans les rues pour maintenir l'ordre à la place de la police. Celle-ci est quasiment absente des quartiers, alors qu'elle a été le principal instrument de la répression qui a fait au moins une vingtaine de morts depuis le début des manifestations le 26 avril.