En effet, suite à l'émergence de nombreux réseaux sociaux et autres applications mobiles, les consommateurs ont pris le pouvoir et participent activement à la création de valeurs de richesses. Le crowdfunding (ou financement du public) offre par exemple à n'importe quelle personne la possibilité de monter un projet et de faire appel aux internautes du monde entier pour le financer. L'industrie de la culture a notamment été fortement impactée par cette nouvelle donne, de nombreux groupes de musique ou producteurs de films faisant appel aux dons du public pour réaliser leur projet.
Tout le monde y trouve son compte
L'Économie de la débrouille ne se limite toutefois pas au crowdfunding. Basé sur ce système de business C2C (customer to customer), de nombreux sites proposent à des particuliers de vendre ou de louer des biens ou des produits, ou de partager leurs compétences avec d'autres, moyennant rétribution.
L'exemple le plus connu est sans doute AirBnB, qui permet à n'importe qui de louer sa maison pour une durée déterminée sans avoir à passer par une agence traditionnelle. Dans un autre registre, TaskRabbit met en relation des personnes qui ont besoin d'un service en particulier avec des gens aptes à leur rendre, pour un prix négocié au préalable. Drivy et Blablacar proposent quant à eux aux automobilistes de partager leur voiture, afin de réduire les frais. Et qui n'a jamais fait un tour sur Leboncoin pour trouver une table ou une chaise de jardin au rabais ?
Le climat de récession économique combiné aux développements survenus sur le web ces dernières années a largement contribué à lancer ce mouvement, qui a complètement bouleversé le marché dans bon nombre d'industries. Mais cette nouvelle économie de la débrouille ne vient toutefois pas sans danger, que ce soit pour les entrepreneurs ou les particuliers : arnaques, fonds récoltés mais projets avortés, réputations endommagées... Les risquent sont bien réels et il convient de bien se renseigner avant de se lancer dans ce nouveau marché de libre échange.