Paris-Berlin : le divorce mortel

Jacky Morelet, Ruelle-sur-Touvre (Charente)

Jean-François Copé regrette que le "couple franco-allemand" se distende. A ceci près que les deux conjoints ne sont désormais plus sur un pied d'égalité. Si l'Allemagne fait cavalier seul, c'est peut-être qu'elle pense ne plus pouvoir compter sur un partenaire fantasque et peu fiable. Ainsi dans le domaine de l'énergie, la France se revendique le champion européen du nucléaire civil mais, en raison de projets successifs à géométrie variable et d'une gestion calamiteuse de son parc nucléaire, elle doit acheter de l'énergie électrique à l'Allemagne. Ainsi encore, dans le domaine militaire, la France se revendique armée européenne de référence mais l'on apprend qu'elle ne dispose que d'un stock de trois jours de munitions. Elle est donc incapable de soutenir un conflit classique dans la durée. Balayons donc devant notre porte pour redevenir audibles et peut-être retrouverons-nous notre place dans le "couple franco-allemand" ("Paris-Berlin : le divorce mortel ", L'Express du 10 novembre).

Non à l'écolo-démagogie

Michel Lafont, Saint-Etienne-des-Oullières (Rhône)

Abonné du journal, je lis pratiquement tous les articles. Celui consacré au livre d'Antoine Bueno sur le sujet du climat futur est particulièrement positif et pragmatique. Loin, très loin des interventions écolo-démagogiques destinées à créer un sentiment de culpabilité et à promouvoir l'écologie punitive, cet article synthétise une réflexion, certes discutable, mais que les élites politiques actuelles de tous les pays semblent incapables de mener ("Climat, eau, natalité... Six raisons pour lesquelles le pire peut être évité", L'Express du 17 novembre).

Préparer sa retraite

Michel Péault, La Séguinière (Maine-et-Loire)

Votre fascicule consacré aux meilleurs plans pour préparer sa retraite m'a fait réagir, car si les bonnes combinaisons financières sont un bon moyen pour épargner pour sa retraite, l'essentiel n'est pas là. La transition se prépare et quelques décisions collectives pourraient aider ce passage. Durant les cinq dernières années de sa carrière, celui qui le souhaite devrait par exemple être libéré par l'employeur d'un temps pour transmettre ses connaissances, à l'intérieur ou à l'extérieur de son entreprise. En tout cas, il me paraît évident que la date de transition vers sa retraite doit être une date choisie et non une date administrative subie ("Placements : les meilleurs plans pour préparer sa retraite", L'Express du 3 novembre).

LIRE AUSSI : Courrier des lecteurs : Automobile, Iran, Ukraine...

Un entretien clairvoyant

Madeleine Gibon, Saumur (Maine-et-Loire)

L'entretien avec l'ancien général Pierre de Villiers est des plus intéressants. Ce haut gradé, plein d'expérience militaire, constate que la situation mondiale actuelle - et celle de notre pays - s'est bien dégradée depuis 2017. L'armée française "peut mener des opérations de guerre, mais pas mener une guerre", dit-il. A le lire, on comprend que les équipements de l'armée de terre, de la marine nationale et de l'armée de l'air sont "à renouveler" en urgence. "La responsabilité de l'Etat, c'est de protéger la France et les citoyens français", conclut Pierre de Villiers... Une mise en garde adressée à nos dirigeants ? ("Attention à la déshumanisation !", L'Express du 10 novembre).

Médecine : osons l'interprofessionnalité

Jacques Cornuz, Lausanne (Suisse)

La thématique de la délégation médicale à d'autres professionnels de la santé concerne non seulement la France, mais de nombreux pays européens. Elle est cruciale pour rééquilibrer le système de soins, actuellement beaucoup trop hospitalocentré. Elle passe par le renforcement de sa première ligne grâce à la valorisation académique de la médecine générale et à un véritable partenariat entre professionnels de soins, dans une perspective globale de santé publique. Il faut avoir le courage de renforcer la délégation et développer de nouvelles professions au cabinet du généraliste, telles que celle d'assistante médicale. L'Allemagne et la Suisse l'on fait depuis plusieurs décennies. ("Faut-il déléguer certains actes des généralistes", L'Express du 3 novembre)

"Transition écologique, du local au national" : revivez le grand débat de L'Express

"Il faut faire en huit ans ce que l'on fait en trente ans." Le constat de Stanislas Guerini sur l'urgence d'accélérer la transition écologique n'a pas fait débat. Mais quelles stratégies adopter, du national au local ? C'était le thème de l'échange organisé par L'Express, le 24 novembre, entre le ministre de la Transformation et de la Fonction publiques ; le directeur général de la Caisse des dépôts Eric Lombard et la maire de Saint-Quentin (Aisne) Frédérique Macarez. Outre le besoin de financements, tous sont convenus de la nécessité de "déconcentrer l'action" et d'accompagner les collectivités dans "le jeu de l'innovation". Sans oublier l'enjeu majeur de la formation. Il faut "penser la puissance publique comme un facilitateur des grandes transformations" à venir, a souligné Stanislas Guerini. L'intégralité des débats est à retrouver sur Lexpress.fr.