L'espoir n'aura été que de courte durée. Samedi, les ministres de l'Environnement d'une trentaine de pays ont avancé sur la mise en oeuvre de l'accord de Paris sur le climat. Au cours de la journée, ils ont alors eu la surprise d'être rassurés par le délégué américain. Ce dernier a affirmé que les États-Unis considéraient désormais l'accord de Paris comme "irréversible".
Une annonce qui avait ravi les négociateurs. "Nous sommes heureux du succès de notre réunion" et de la réaffirmation que "l'accord de Paris est irréversible et non négociable", a ainsi déclaré la ministre canadienne du Changement climatique Catherine McKenna lors de la conférence de presse finale. "Personne ne remet en cause l'accord de Paris et même les Etats-Unis ont réaffirmé que cet accord était irréversible et qu'en conséquence, ils ne vont pas le renégocier", a également confirmé Nicolas Hulot, le ministre français de la Transition écologique.
Volte-face
Mais depuis Washington samedi soir, la présidence américaine faisait volte-face: "Il n'y a eu aucun changement dans la position des Etats-Unis à l'égard de l'accord de Paris", a indiqué la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Huckabee Sanders. "Comme le président (Donald Trump) l'a clairement dit à plusieurs reprises, les Etats-Unis se retirent, à moins que nous puissions le réintégrer avec des termes plus favorables à notre pays", a-t-elle ajouté. Sans concessions accordant aux Etats-Unis le droit de polluer plus, l'administration Trump ne changera donc pas de position.
Mais ce flou autour de la position des Etats-Unis n'inquiète pas Nicolas Hulot. Pour le ministre français, les Etats américains comme la Californie, les grandes villes mais aussi "les grands et petits acteurs économiques vont, par leur dynamisme, compenser le frein" qui peut être mis par "l'attitude de l'administration du président américain".
