"On a évité de reculer (...) mais nous devons aller beaucoup plus loin (...) et nous mettrons toute notre énergie pour aller plus loin", a déclaré Emmanuel Macron ce samedi, à l'issue du sommet du G20,
Depuis Osaka au Japon, le président français a estimé que les membres du G20 devraient "aller beaucoup plus loin" que la déclaration finale de leur sommet dans la lutte contre le réchauffement climatique. Sur les 20 membres, seuls les Etats-Unis n'ont, comme lors des deux précédents sommets, pas réaffirmé leur engagement pour "la mise en oeuvre complète" de l'accord signé en 2015 à Paris sur le climat.
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Cet accord, dans le format 19+1, réaffirme le soutien des 19 pays, dont la Chine, la France et l'Allemagne, au grand accord de lutte contre le réchauffement climatique signé en 2015 à Paris, et dont les Etats-Unis s'en sont retirés en 2017.
De longues négociations
Les signataires s'accordent sur "l'irréversibilité" de cette entente, dans une déclaration finale rédigée en des termes similaires à ceux publiés à l'issue du G20 de l'an dernier mais obtenue avec difficulté face à l'opposition de Washington.
Il a été conclu ce samedi matin après de longues négociations rendues difficiles par la tentative des Etats-Unis de bloquer une déclaration dans un format similaire à celui des G20 de Hambourg en 2017 et de Buenos Aires en 2018, la présidence française.
Ces derniers jours, des diplomates avaient évoqué la possible défection de grands pays émergents notamment, qui envisageaient de s'aligner sur la position américaine. Mais les 19 pays "ont tous réaffirmé leur soutien à l'accord de Paris", a souligné l'Elysée.
"Un engagement pour un commerce international juste"
La chancelière allemande Angela Merkel avait indiqué à la mi-journée devant la presse que le G20 allait déboucher à propos du climat sur un "texte semblable" à l'an dernier, après des négociations particulièrement dures. Par ailleurs, des formulations communes ont aussi été trouvées, mais à 20, sur le commerce, l'autre dossier central de ce sommet.
"Sur le commerce, nous avons le même résultat qu'à Buenos Aires", a indiqué Mme Merkel. A savoir "un engagement pour un commerce international juste, transparent et sans discrimination" et "nous affirmons une fois encore qu'il est urgent de réformer l'Organisation mondiale du commerce (OMC)", a-t-elle précisé. "Tout cela a demandé beaucoup de travail", selon la chancelière.
