La vente à domicile a le vent en poupe. Aux côtés des géants tels qu'Avon et Tupperware, en France, de belles entreprises tirent aujourd'hui le secteur vers le haut. Le consommateur peut acheter à domicile les traditionnels cosmétiques et autres compléments alimentaires, mais aussi de la lingerie, des bijoux, du prêt-à-porter. Et, depuis une poignée d'années, il peut accéder au secteur des services : télécoms, internet, banque... En 2004, le chiffre d'affaires du marché de la vente directe en France a atteint 3 milliards d'euros, soit 10 % de plus que pour l'exercice précédent. Parallèlement, les ventes en face à face se sont professionnalisées. Les horaires des réunions se sont adaptés aux working women : fin de journée, week-end... La vente à domicile réintroduit la relation humaine. Chez Charlott', véritable success story dans la lingerie, "[les] réunions ne sont pas de simples présentations d'articles, mais un vrai moment de convivialité, des instants privilégiés entre femmes, sans maris ni enfants", se réjouit Irène Lina, directrice marketing. L'entreprise pousse le raffinement jusqu'à donner des conseils de décoration aux vendeuses par mail, chaque semaine. Ainsi, "les parures peuvent être disposées sur une nappe de couleur chaude, avec des bijoux, des bougies parfumées...".Point incontournable pour les sociétés sérieuses : "Les produits doivent être d'une qualité irréprochable !" glisse Jacques Cosnefroy, délégué général de la Fédération de la vente directe. Pour être performantes, ces mêmes sociétés investissent lourdement dans l'informatique. "Notre système nous a coûté 400 000 euros, tous nos produits ont un code-barres", relève Philippe Jacquelinet, PDG de Captain Tortue.