Les entrepreneurs soucieux de s'équiper d'une flotte essence, mais qui y ont maintes fois renoncé pour des raisons financières, ont des raisons de se réjouir. La ministre de l'Environnement Ségolène Royal a confirmé le 12 octobre que la TVA sur l'essence sera bientôt déductible, au même titre que le diesel. Elle l'avait déjà annoncé en juin dernier.

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Ce n'est certes pas la première fois qu'une telle mesure est sur la table. L'année dernière à peine, l'Assemblée nationale l'avait déjà votée, avant de faire marche arrière. Christian Eckert, secrétaire d'Etat au budget, disait alors qu'une telle mesure serait "contraire à l'économie et à l'emploi". Mais cette fois-ci, le contexte diffère.

Calendrier imprécis

Suite à l'affaire Volkswagen, une mission parlementaire avait été lancée. Elle vient de sortir mercredi un rapport qui prône la suppression progressive de tous les avantages fiscaux liés au diesel d'ici cinq ans. Delphine Batho, qui dirigeait la mission, a déposé un amendement au projet de loi de finances 2017 allant en ce sens. Le gouvernement soutient, lui, un autre amendement qui vise l'alignement de la fiscalité de l'essence sur le diesel, progressivement, sur deux ans, et non cinq. La première phase de ce rééquilibrage débuterait dès janvier 2017.

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Il faudra attendre l'examen du Budget 2017 en séance pour connaître la voie privilégiée par les parlementaires. Malgré la puissance du lobby automobile, un énième renoncement à toute avancée sur le sujet semble désormais peu probable.