Faut-il opter pour une voiture de société ou préférer la voiture personnelle, qui permettra le remboursement d'indemnités kilométriques ? La question n'est pas neuve. Mais sa géométrie vient d'éclater, sous l'impulsion brutale du législateur. La loi de finances pour 2006 a modifié la fiscalité frappant une voiture achetée ou louée par une entreprise. Plus grave, elle a consacré la taxation de l'entreprise sur des véhicules qu'elle n'a ni loués ni achetés ! Devant l'émoi suscité par cette dernière mesure, le législateur a revu sa copie. Le 5 mai 2006, Jean-François Copé annonçait la très forte atténuation de cette disposition pour les petites et moyennes entreprises. Une instruction fiscale du 22 septembre a finalement fixé les modalités d'application de la réforme, ainsi que celles de la réforme de la réforme. C'est cet écheveau que nous allons tenter de démêler, pour tracer les stratégies permettant d'optimiser la gestion des voitures à usage professionnel. Pierre-Yves Lagarde, directeur associé Arche Expertise, conseil en rémunération, fait pour nous le point.