Parmi les autres attraits, on pourrait citer un statut du dirigeant relativement avantageux ou encore un régime fiscal assimilable à celui d'une SA. Mais, en clarifiant la répartition des pouvoirs et des responsabilités, ainsi que les missions de chacun, la SAS est aussi et avant tout un instrument de coopération entre associés. Cette dimension est essentielle pour Daniel Sparza, président d'Oceania Records . "Notre projet repose sur la mise en commun de compétences de nature différente, explique-t--il. Contrairement à la SA, qui ne nous aurait permis de clarifier que les aspects capitalistiques, nous avons intégré aux statuts de la SAS cette dimension collégiale. Chacun joue un rôle clairement défini : direction artistique, commerciale et marketing. La SAS nous a permis d'adapter la structure à notre ambition, au lieu de faire le contraire."Au-delà d'un certain seuil de chiffre d'affaires - des experts parlent de 3 à 4,5 millions d'euros - et de capital, les entreprises familiales, SA et même certaines SARL très importantes ont donc tout intérêt à se poser la question d'un passage en SAS. Tout en renforçant l'image de marque financière et commerciale de l'entreprise, ce statut offre des possibilités en matière de capital et de management qui ne doivent être négligées à aucun stade du développement. Seule contrepartie à laquelle doivent se préparer les dirigeants : quelques milliers d'euros d'honoraires pour les juristes ! Dans la mesure où il n'existe pas de statut type de SAS, le recours à un conseil est impératif afin d'étudier et de définir l'organisation la mieux adaptée, et les clauses à intégrer. Le coût peut être très variable selon les cas, et il faut y ajouter celui, récurrent, du commissaire aux comptes. Mais, aux dires de ceux qui ont franchi le pas, cet effort financier est faible au regard des avantages induits.