Prenons l'exemple d'un entrepreneur individuel, célibataire et sans enfants.Combien lui reste-t-il après charges et impôt sur le revenu au titre des bénéfices non commerciaux ?Richard Renaudin, du cabinet Expertis CFE à Nancy, a fait le calcul dans trois cas de figure : 1 500, 3 000 ou 5 000 euros de chiffre d'affaires brut par mois. Notre consultant a un ordinateur mais il achète scanner, imprimante et fax. Coût : 3 000 euros, qu'il amortit sur trois ans. Il a 2 640 euros de frais de déplacement par an, 1 100 euros de dépenses commerciales et achète pour 700 euros de fournitures de bureau. Il souscrit une assurance retraite de type loi Madelin pour 1 000 euros par an, déductible de ses revenus dans la limite d'un plafond. Son adhésion à une association de gestion agréée lui vaut un abattement de 20 % sur sa base imposable plafonnée à 117 900 euros pour le calcul de l'impôt sur le revenu. Dans l'hypothèse d'un chiffre d'affaires de 1 500 euros par mois, notre consultant opterait pour le régime de la déclaration contrôlée plutôt que pour celui de la micro-entreprise, car ses charges représentent 56 %, contre un abattement plafonné à 37 % pour le régime de la micro-entreprise. Les charges d'exploitation sont identiques pour tous les niveaux de revenu.Verdict : plus les revenus sont faibles, plus les charges sont élevées.