A partir du 8 janvier, et pour quatre à six semaines selon les départements, ce sera l'occasion de faire des bonnes affaires. Dès demain, les commerçants pourront solder leurs stocks d'articles d'hiver. A cette occasion, le secrétaire d'Etat à la consommation, Renaud Dutreil, a rappelé quelques principes de base, en compagnie de Jérôme Gallot, le directeur général de la DGCCRF (direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes). D'année en année, " l'impact économique des soldes sur l'économie va croissant ", rappelle le ministre. Pour le mois de janvier, les soldes ont dopé les ventes de 58 % en 2001, contre 42 % en 1998. Cet impact est particulièrement attendu par le secteur du textile, qui réalise 30 % de ses ventes annuelles sous la forme de soldes ou de promotions.Tous les coups ne sont pas permisNéanmoins, tous les coups ne sont pas permis. Les soldes sont strictement encadrés par le Code du commerce. " Pour les soldes d'été 2002, la DGCCRF a effectué plus de 3 500 contrôles, qui ont donné lieu à 214 procès verbaux ", prévient Renaud Dutreil. Les infractions sont punies d'amendes de 15 000 à 75 000 euros, et de dommages et intérêts aux parties civiles. Comme chaque année, les deux principales pratiques illégales demeurent les soldes anticipés et les faux rabais (voir l'encadré). L'annonce des réductions de prix doit être clairement affichée et réelle ; la période de soldes respectée. En outre, la DGCCRF rappelle que la mention " ni repris ni échangé " n'a pas d'effet sur un article soldé qui comporterait un vice caché. Dès lors que l'article a un défaut non décelable à l'?il nu, le consommateur dispose des mêmes droits que pour un article non soldé. Pour garantir sa protection, la DGCCRF effectue des contrôles avant, pendant et après les soldes, et met à sa disposition un numéro Indigo : le 0 820 303 336.