Des journalistes malmenés, insultés, frappés, gazés... Cinq salariés de BFMTV et CNews ont porté plainte pour les violences subies lors de leur couverture du mouvement des gilets jaunes à Toulouse. Une autre, de l'émission Quotidien, a même immortalisé son agression pour TMC.

"Ne les lynchez pas, ne leur parlez pas"

Des violences qui n'émeuvent pas Sophia Chikirou, ex-directrice de campagne de Jean-Luc Mélenchon. "Je ne parviens pas à ressentir de compassion sincère pour ces journalistes, écrit-elle sur Facebook. Leur niveau de corruption mentale, leurs mensonges et la désinformation qu'ils nous imposent, sont autant d'éléments qui justifient la colère", écrit-elle, avant d'affirmer que pour s'informer "les réseaux sociaux sont plus sûrs."

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"J'y ai trouvé des images fortes, de tout le pays, j'y ai vu des commentaires censés de toute sorte de gens. Quand la télé et la radio désinforment, les citoyens trouvent le moyen de se passer les infos !" Pour conclure, l'ancienne communicante de La France Insoumise appelle à éviter de "donner le prétexte aux journalistes de se victimiser. Ne les lynchez pas : ne leur parlez pas, ne les lisez pas et ne les regardez pas."

Sophia Chikirou appelle à s'informer sur les réseaux sociaux.

Sophia Chikirou appelle à s'informer sur les réseaux sociaux.

© / Facebook

Au-delà du manque d'empathie pour les journalistes, les conseils de Sophia Chikirou, par ailleurs ancienne directrice du Média, en matière d'information ont de quoi étonner. Car "les réseaux sociaux", c'est aussi là que circulent bon nombre de théories du complots, des fake news, des photos et des vidéos non datées sorties entièrement de leur contexte.

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Les propos de Sophia Chikirou interviennent après ceux d'Alexis Corbière, député LFI, invité lundi sur le plateau de BFMTV, face à Bruce Toussaint. "Moi dans mon camp, personne n'appelle à casser la gueule des journalistes", s'était-il défendu face au journaliste, qui n'avait pas manqué de lui rappeler les propos de Jean-Luc Mélenchon, qui jugeait en mars dernier que la haine des journalistes était "saine". "Des propos comme ceux-ci, ça n'aide pas", tranchait alors Bruce Toussaint. Ceux de Sophia Chikirou, probablement, non plus.