Marine Le Pen ne gagnera pas son bras de fer face au Canard Enchaîné. Ce mercredi, l'action en diffamation de la présidente du FN a été rejetée selon un jugement du tribunal correctionnel de Paris.

Dans une édition spéciale des "Dossiers du Canard Enchaîné" de juillet 2011, le journal satirique revenait sur l'incident qui aurait eu lieu dans la soirée du 20 février 2003, chez un ancien leader du GUD (Groupe union droit, une organisation étudiante d'extrême droite) dans le XVIe arrondissement de Paris.

Le Canard écrivait que c'était une Marine Le Pen "passablement éméchée" qui avait ouvert la porte aux policiers appelés pour tapage nocturne. Le journal faisait état d'injures à l'encontre des fonctionnaires, attribuées à Marine Le Pen ainsi que la phrase: "il est plus facile de s'en prendre à de bons Français qu'aux bougnoules". Des informations démenties par Marine Le Pen.

Le tribunal reconnaît "la bonne foi" du Canard Enchaîné

Le tribunal a estimé que l'imputation faite à Marine Le Pen "d'avoir grossièrement outragé des policiers et d'avoir employé un terme clairement raciste est bien diffamatoire", mais a retenu la "bonne foi" du Canard Enchaîné.

Les magistrats ont estimé que le Canard disposait "d'une base factuelle sérieuse", soulignant que de précédents écrits relatant ce prétendu incident n'avaient pas fait l'objet de poursuites. Ils rappellent que l'article énonçait clairement le démenti de Marine Le Pen, démontrant ainsi le caractère contradictoire de l'enquête et de l'information.

Le directeur de la publication du Canard a ainsi été relaxé.