La promotion de Franck Dubosc et de son spectacle Fifty-Fifty est devenue on ne peut plus politique. Et ce, en moins d'une semaine. Alors que l'humoriste a affirmé son soutien au mouvement des gilets jaunes sur Facebook, dans une vidéo postée le 28 novembre, il a longuement évoqué son opinion sur les protestations sur le plateau de Yann Barthès, lundi, sur TMC, pendant près de la moitié de son interview.
"Prendre la main" des gens qui souffrent
Son déclic pour réagir ? "Les gens qui souffrent", affirme Franck Dubosc. "Mais que font les artistes ? Ils sont impuissants, déplore-t-il. J'ai eu juste envie de dire, de la même manière que je le dis à ma maman et à ma soeur qui sont aussi dans le besoin, souvent, je vous comprends. Je cherche quoi faire, et quand on voit quelqu'un qui souffre, on a envie de lui prendre la main." Conscient de son statut de "privilégié" (ce qu'il avait d'ailleurs déjà exprimé sur Facebook), Franck Dubosc estime qu'il est "hyper dur de prendre une position." "J'ai beaucoup de chance, et quand je les vois, je me dis merde, j'ai plus que beaucoup de chance."
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Après avoir rappelé l'utilité de l'association des Restos du coeur, voilà que l'humoriste s'identifie à Coluche. "Les gens étaient habitués à ce que les artistes fassent des choses, notamment avec Coluche. Il a été très très fort. Est-ce qu'on trouve quelqu'un d'aussi fort pour guider pour aider ? Mais alors c'est quoi aider ? [...] C'est très difficile. Je n'ai pas de solution dans ma tête."
Bonne audience pour
Franck Dubosc, nouvelle égérie des gilets jaunes, a bien entendu condamné les casseurs ayant sévi le 1er décembre, un peu partout en France. "Alors ça non, je ne suis pas d'accord. ... Après, quand on est malade on en veut à tous les valides, je le comprends."
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Une réflexion qui n'a pas été du goût de certains téléspectateurs, qui ont pour quelques uns poussé un coup de gueule sur Twitter. "Quand on est valide, on croit savoir ce qu'on pense quand on est handicapé mais on ne sait pas et quand on ne sait pas", a notamment écrit une internaute. "Frank Dubosc, dissertant sur les sentiments des pauvres vis-à-vis des riches", a ironisé un deuxième. "Non Monsieur, quand on est malade et/ou handicapés on n'en veut pas aux valides d'être valides, s'est insurgée une troisième internaute. On leur demande simplement de comprendre et d'admettre que cette société a été pensée par eux et pour eux."
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Des critiques qui n'ont pas empêché Yann Barthès de faire de très bonnes audiences pour cette émission, spéciale gilets jaunes: la deuxième partie de Quotidien a réuni 1,68 million de personnes pour 6,7% de part d'audience, devant Touche pas à mon poste et son 1,13 million de fanzouzes, pour 4,5% de pda .Ce n'est plus à prouver : les protestations ne cessent de booster les audiences de toutes les émissions qui souhaitent s'y consacrer.
