Il fallait oser. Ce lundi matin, Ashley Madison, un nouveau site de rencontres extraconjugales a dévoilé sa première publicité... pour le moins surprenante! On peut y voir trois anciens présidents de la République, François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy aux côtés de l'actuel chef de l'Etat, François Hollande, tous les quatre avec, sur le visage, une marque de rouge à lèvres. Et cette question: "Quel est leur point commun? Ils auraient dû penser à AshleyMadison.com".

Contrairement à ce qui avait été annoncé dans un premier temps, les organisateurs ont renoncé à déployer leurs affiches ce lundi matin à Paris, à Bastille et Alma-Marceau. En cause: la présence des forces de l'ordre, qui les attendaient.

A la mi-journée dans la capitale, une première bâche "sauvage" avait finalement été accrochée sur le pont Bir-Hakeim.

"Les photographies des présidents font partie du domaine public", a commenté une porte-parole de la plate-forme, Hélène Antier.

AshleyMadison.com se présente comme la première plate-forme au monde à l'origine du concept de la rencontre extraconjugale. Créé en 2002 au Canada, le site réunit aujourd'hui plus de 16 millions d'utilisateurs, dans 25 pays.

Il revendique "une alternative 100% confidentielle, sécurisée et anonyme à toutes les personnes mariées qui ressentent le besoin de vivre une aventure discrète en marge de leur mariage" et "espère une projection de 2,5 millions d'utilisateurs français dans les douze prochains mois".

La France, le pays de l'infidélité?

"Je suis excité de lancer AshleyMadison en France, après l'avoir lancé 25 pays, nous gardions le meilleur pour la fin! La France est aux yeux du monde le pays de l'infidélité, nous avons attendu d'avoir une plate-forme parfaite pour apporter aux Français ce qui leur manquait: la discrétion", a indiqué dans un communiqué le président du groupe, Noël Biderman.

La France n'est pas le seul pays a être ciblé par Ashley Madison. Dès demain (mardi), près de 300 affiches de deux mètres carrés seront collées dans les rues de Bruxelles. "On pourra voir le roi Albert II, le prince Charles et Bill Clinton" a poursuivi Hélène Antier.

"On nous avait dit que ça allait être très mal perçu en Belgique, mais on a réussi à trouver un afficheur", à la différence de Paris, a-t-elle précisé.