Elle aussi. Dans la foulée de l'affaire Weinstein et des hashtags #balancetonporc et #meetoo qui ont libéré la parole des femmes, Anne-Sophie Lapix affirme avoir été victime de harcèlement au début de sa carrière.
"C'était au début de ma carrière, en province"
À Télé 2 Semaines, celle qui est aux commandes du journal de 20 Heures de France 2 depuis la rentrée, s'est félicitée que l'affaire Weinstein aie pris tant d'ampleur et libère mondialement la parole des femmes.
"C'est formidable qu'on en parle. Tout à coup, les personnes responsables de ce genre d'agressions se sentent menacées ou au moins mal à l'aise", estime Anne-Sophie Lapix, qui revient sur sa propre expérience. "Il est arrivé qu'un patron me fasse des propositions assez claires, en profitant de sa position. C'était au tout début de ma carrière, en province", poursuit la journaliste, sans toutefois donner le nom de son harceleur.
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Outre-Manche, les journalistes féminines s'organisent de façon concrète pour lutter contre le harcèlement sexuel et les agressions qui surviennent dans le petit milieu de la presse: un réseau professionnel a été lancé, baptisé The Second Source, visant à sensibiliser les nouvelles venues dans le journalisme aux abus, les informer de leurs droits, et les aider à surmonter les agressions dont elles pourraient être victimes. "J'ai réalisé que si nous n'agissons pas, rien ne changera", a confié au Guardian Rosamund Urwin, chroniqueuse au Evening Standard et l'une des initiatrices du projet. "Quand ça nous est arrivé à nous, nous nous sentions seules. Avec The Second Source, nous ne voulons plus que cela arrive. Nous voulons être l'espoir après l'horreur."
