Stuart Colliani aurait du mieux lire les conditions d'utilisation de Tinder. Ce développeur a "aspiré" 40 000 photos de profil d'utilisateurs de l'application de rencontre, et les a mis en ligne sur une plateforme publique, rapporte Le Monde.

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Le développeur espérait constituer une importante base de données de photos de visage, pour "entraîner" des technologies d'intelligence artificielle", raconte Le Monde.

L'homme voulait aider d'autres internautes

Sur sa page GitHub, la plateforme sur laquelle il a publié le programme ayant permis cette extraction, Colianni se justifie. "Tinder vous donne accès à des milliers de personnes à quelques kilomètres de vous. Pourquoi ne pas l'utiliser pour bâtir une base de données de visages plus vaste et de meilleure qualité?", s'interroge le développeur, déçu par des bases de données le plus souvent "structurées de façon très stricte et souvent trop petites".

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C'est donc pour permettre à d'autres internautes de développer leurs propres technologies d'intelligence artificielle que le développeur a mis en ligne les 40 000 photos, qui concernent toutefois moins de 40 000 utilisateurs, plusieurs images ayant été aspirées parfois pour un seul utilisateur.

"Nous prenons la vie privée de nos utilisateurs au sérieux"

La démarche n'a en tout cas pas été du tout appréciée par Tinder, qui a demandé au développeur de supprimer sa base de donnée. "Nous prenons la sécurité et la vie privée de nos utilisateurs au sérieux" , a souligné l'entreprise. L'extraction automatique des données de l'application est en effet interdite même si les photos en question sont publiques pour tous les utilisateurs de Tinder.

Si la base de données a été supprimée, le programme utilisé est cependant toujours en ligne.