Les applications mobiles de rencontres comme Tinder sont-elles le prélude à l'apocalypse de la drague ? C'est ce qu'écrit Vanity Fair, dans une longue enquête qui a conduit la journaliste à recueillir une cinquantaine de témoignages de jeunes Américains, utilisateurs habituels du service. Une enquête qui n'a pas du tout plu à Tinder. La société a bombardé l'auteur de l'article de tweets dénonçant ses méthodes et tâchant de montrer que, non, Tinder n'est pas le royaume du sexe rapide et sans émotion. Il y aurait même une majorité d'utilisateurs cherchant à nouer des relations durables, affirme-t-elle, n'hésitant pas à donner des leçons de journalisme à l'auteur de l'article.

Manque de respect et absence de conversation

Ce n'est pas du tout ce qui ressort des témoignages dans Vanity Fair. Côté mâles, c'est la course au plus grand palmarès, au meilleur coup. Les garçons interrogés regrettent presque que ce soit devenu trop facile. Côté féminin, même constat sur la facilité d'accès aux partenaires sexuels, mais plus de déception vis-à-vis du comportement de ces "plans cul". A force de rechercher la rapidité dans la mise en relation, plusieurs jeunes femmes déplorent le manque de respect, l'envoi trop rapide de photos crues, voire l'absence totale de conversation. Tous sont d'accord sur une chose : sur Tinder ne se nouent que des relations à très court terme. Ils connaissent tous les règles et les acceptent, mais ne considèrent pas forcément cette évolution comme positive.

Du côté de Tinder, ces témoignages ont piqué au vif et on vante des expériences beaucoup plus positives, comme "des tas de mariages". Mais un porte-parole a reconnu que l'entreprise avait réagi de manière un peu exagérée, comme le raconte Wired.