La justice se penche sur les moteurs diesel de Renault. Le parquet a ordonné jeudi 12 janvier l'ouverture d'une information judiciaire pour "tromperie sur les qualités substantielles et les contrôles effectués avec cette circonstance que les faits ont eu pour conséquence de rendre la marchandise dangereuse pour la santé de l'homme ou de l'animal", a précisé le parquet.

L'action Renault perd 4%

Dans la foulée du scandale Volkswagen, une commission d'experts indépendants avait constaté d'importants dépassements des seuils de pollution de certains véhicules diesel vendus en France par plusieurs constructeurs, notamment Renault.

Le titre Renault s'est violemment retourné vendredi matin à la Bourse de Paris après l'annonce de l'ouverture d'une information judiciaire sur les dispositifs utilisés par le constructeur automobile pour contrôler les émissions polluantes de ses voitures diesel. A 11h, l'action perdait près de 4% (à 83,12 euros) après avoir ouvert en hausse de 1,08%, dans un marché orienté à la hausse.

"Renault respecte la législation"

Le constructeur automobile français a réagi à la mi-journée affirmant que ses véhicules sont "conformes aux normes en vigueur". "Renault respecte la législation française et européenne" et ses véhicules "sont conformes aux normes en vigueur", indique le groupe dans un communiqué.

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Pour couper court aux rumeurs, Renault stipule clairement que "ses véhicules ne sont pas équipés de logiciels de fraude aux dispositifs de dépollution". Pour sa défense, le constructeur "rappelle qu'il a présenté devant le collège de la commission technique indépendante au mois de mars 2016, un plan complet de réduction des émissions d'oxydes d'azote (NOx) de ses véhicules diesel Euro 6b en usage client qui a été jugé transparent, satisfaisant et crédible".