Chez Total, les clients pourront bientôt faire le plein... d'électricité et de gaz. Le numéro 2 du CAC 40, qui a engrangé 6 millions de dollars de bénéfices en 2016, veut tirer profit de la libéralisation du marché de l'énergie en France. Alors qu'il est ouvert à la concurrence depuis 10 ans, EDF détient toujours 84% de parts de marché dans l'électricité et Engie, ex-GDF, 75% de parts de marché dans le gaz.
Objectif: trois millions de clients
Le marché "n'a pas beaucoup bougé", a déclaré lors d'une conférence de presse Patrick Pouyanné, le PDG du géant pétrolier, "Ce que l'on veut faire, c'est [...] agiter cette concurrence."
Objectif annoncé: "convaincre assez rapidement trois millions" de clients. Total a pu s'exercer depuis un an dans le secteur, après le rachat du belge Lampiris qui revendique aujourd'hui 400 000 clients en France.
Total n'a pas détaillé la répartition de cet objectif entre clients du gaz et clients de l'électricité, le groupe proposant une offre couplée avec des tarifs inférieurs de 10% aux prix réglementés, mais aussi la possibilité de découpler l'offre. Le groupe n'a pas fixé non plus d'horizon précis.
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Total ambitionne de "devenir le plus gros opérateur alternatif en France", Patrick Pouyanné reconnaissant ne pas être en mesure de concurrencer les opérateurs historiques. Autrement dit, il s'agit de prendre l'ascendant sur Direct Energie et l'italien Eni, nouveaux venus dans le secteur, et respectivement troisièmes dans l'électricité et le gaz.